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apic//Santé Jean Paul II

Rome: La santé du pape à la une (110996)

Les spéculations vont bon train

Rome, 11septembre (APIC) Personne n’a vraiment écouté Jean Paul II mercredi lors de l’audience générale, mais tous les yeux étaient braqués sur lui

pour décéler le moindre signe de faiblesse permettant d’alimenter la rumeur

sur sa maladie dont la presse italienne fait ses choux gras depuis plusieurs jours.

Arrivé à l’heure prévue en hélicoptère de Castel Gandolfo, où il réside

jusqu’à la fin du mois de septembre, Jean Paul II debout sur la papamobile,

a longé les allées entre les blocs de pèlerins, saluant et donnant ça et là

de furtives poignées de mains. Il s’est ensuite assis sur le fauteuil placé

sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, après avoir salué une nouvelle

fois la foule en souriant.

Au début de l’audience, la lecture de son discours en italien a été

plutôt laborieuse. Le pape parlait d’une voix faible, parfois vibrante.

Mais, au fur et à mesure du déroulement de l’audience, la force du pape est

comme revenue. Au terme d’une heure et demie d’audience, Jean-Paul II s’est

levé et, souriant, a salué les évêques et les personnalités présentes.

Pas de démenti: confirmation?

Les observateurs se sont habitués aux variations de la forme physique du

pape. Mais tous s’accordent aujourd’hui pour constater que Jean-Paul II a

changé. La presse italienne nourrit abondamment la rumeur. Dans ses éditions de mercredi, elle remarque que le Vatican n’a pas démenti l’hypothèse

avancée par le journal français «Le Monde» selon laquelle le pape serait

atteint de la maladie de Parkinson. L’absence de démenti pourrait signifier

«confirmation» dans le langage du Vatican.

En attendant, le climat au Vatican est très particulier. Certaines sources internes assurent que «la santé du pape n’est pas au centre des conversations dans les services du Vatican, qui travaillent normalement, et qui

sont trop divers pour qu’on puisse les réduire dans une caricature».

Un «Monsignore» totalement anonyme avoue au contraire dans «La Repubblica» «le sentiment d’attente, partout répandu. Personne ne prend d’initiatives», le pape mis à part, bien sûr. «A la différence de l’époque de la fin

de Paul VI où il y avait des tensions, des initiatives, des projets de

restructuration de la Curie.»

L’interviewé ajoute que la souffrance de Jean-Paul II s’inscrit dans «sa

spiritualité polonaise et slave», avec «une identification forte avec la

Croix». Une attitude qui conduit le pape à ne pas obéir à ses médecins: «Il

ne l’a pas fait. Il ne le fera pas. Il ira jusqu’au bout. Telle est sa mystique.»

Pour cet «anonyme», il y a un conflit et un embarras au sommet à propos

de la santé de Jean Paul II. Il y a ceux qui ne veulent rien dire. Il y a

ceux qui veulent dire le minimum nécessaire pour ne pas être accusé un jour

d’avoir menti.» (apic/jmg/mp)

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