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Fribourg: 32e séance plénière de l’Assemblée ecclésiastique (080996)

Protection des données et démocratie dans l’Eglise

Fribourg, 8septembre(APIC) L’assemblée ecclésiastique catholique provisoire du canton de Fribourg a repris ses travaux samedi pour examiner la

dernière mouture du statut de l’Eglise fribourgeoise qui doit être soumis

au vote l’an prochain. Six mois de travail en commission ont été nécessaires pour intégrer au statut l’ensemble des remarques issues de la consultation.

Après que le président Jacques Ducarroz eut annoncé que la délicate

question « des sorties d’Eglise » serait reportée à une date ultérieure dans

l’attente d’un rapport de l’Institut de droit canon, les délégués ont repris article par article la lecture du statut.

Le premier débat a porté sur l’article 4 du statut faisant obligation

aux paroisses de tenir à jour trois registres: un des membres, un des électeurs et un des contribuables. Cet exercice est indispensable pour éviter

un trop grand nombre de « sorties d’Eglise » déguisées et pour maintenir

l’églité de traitement entre catholiques, souligne Michel Monney, président

de la Commission XI. Aujourd’hui bien souvent il suffit de ne rien mentionner à la rubrique ’religion’ de sa déclaration d’impôt pour ne pas être

considéré comme catholique et échapper ainsi à l’impôt ecclésiastique.

Même si la liberté de religion est garantie par la Constitution

fédérale, tout catholique de par son baptême est membre d’une collectivité

ecclésiastique. S’il renonce à cet appartenance il convient de le déclarer

formellement, renchérit Beat Renz (Courtepin). Dans le cas présent, la

religion n’est pas une information « protégée » au sens de la loi sur la

protection des données.

La péréquation financière entre les paroisses, que les délégués ont voulue basée sur le rendement de l’impôt cantonal, exige elle aussi la tenue

de registres complets et précis, relève Jacques Berset (Cormérod). Actuellement trop de paroisses, surtout les plus grandes, tiennent leurs registres de façon assez aléatoire et comptent exclusivement sur le bon vouloir

des communes. Il y a là une dérive qu’il faut corriger.

Au vote le principe est largement adopté malgré les réticences de ceux

qui craignent une surcharge administrative, la création de nouveaux « fichiers » ou un contrôle supplémentaire sur les paroisses.

Qui décide de la fusion des paroisses?

L’article 9 définissant la circonscription territoriale des paroisses a

suscité l’intervention de Mgr Grab, évêque de Lausanne Genève et Fribourg.

Le droit canon réserve à l’autorité diocésaine le droit « d’ériger, de supprimer ou de modifier les paroisses », rappelle Mgr Grab. La rédaction proposée ne respecte pas ce principe en limitant la compétence de l’évêque.

Il n’est pas question d’avoir des limites différentes entre la paroisse

canonique (définie par l’évêque) et la paroisse ecclésiastique (définie par

le statut), rassure Michel Monney. Il s’agit cependant de prévoir un mode

de concertation surtout dans le cas de la fusion de paroisses, à l’exemple

de ce qui se fait pour les communes.

Au vote les délégués acceptent le renvoi en commission afin de trouver

une formule respectant mieux la priorité de l’évêque.

Les comptes 1995 et le budget 1997 ont également été soumis à l’approbation des délégués. Les dépenses 1995 se montent à 211’000 francs soit

70’000 francs de moins que le budget. Seuls chapitres à la hausse: les photocopies et le téléphone…

Le budget 1997 se monte à 225’000 francs dont 40’000 francs pour l’organisation de la votation populaire. En fin de compte les cinq ans de travaux

de l’assemblée ecclésiatique coûteront environ un million réparti pour moitié entre l’Eglise et l’Etat. (apic/mp)

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