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Etats-Unis: La prolifération des versions (311096)
de la Bible pourrait entraîner une baisse des ventes
New York, 31octobre (APIC) Les ventes de la Bible semblent avoir enregistré une forte baisse cette année aux Etats-Unis. Certains se demandent si
la prolifération de versions différentes et spécialisées de la Bible ne
provoque pas une certaine confusion dans l’esprit des acheteurs potentiels.
Si une enquête des maisons d’éditions, publiée cette semaine par le « New
York Times », indique une baisse inquiétante des ventes, le Conseil national
des Eglises des Etats-Unis (NCC), et la Société biblique américaine ne font
par contre pas état d’un sérieux recul. « Nous ne constatons aucun chiffre
préoccupant », a déclaré le pasteur Davil Lull, directeur du département
« traduction et distribution » de la Bible, du NCC. Le NCC assure la promotion de la version revue de la Bible, publiée en 1952, et de la nouvelle
version revue, en 1989. Selon David Lull les droits pour le premier trimestre de cette année sont « d’un montant égal ou supérieur à ceux de l’année
précédente ».
Michael Maus, responsable de la communication de la Société biblique
américaine, a indiqué que les ventes d’une nouvelle traduction publiée l’an
dernier, la « Contemporary English Version (CEV) », ont grimpé de 42% cette
année, en partie grâce à un important lancement promotionnel. « L’exercice
financier clos le 30 juin 1996 a montré une augmentation de la vente des
Ecritures de 15% », a-t-il précisé.
Baisse des ventes de 9%
Dans le « New York Times du 28 octobre » l’Association des éditeurs américains, indique par contre que les ventes de Bibles ont baissé de 9% en
1996, par rapport à la même période en 1995. Pour la journaliste, un excès
de Bibles sur le marché pourrait être la cause de cette baisse. « Il y a aujourd’hui plusieurs centaines de versions de la Bible, pour toutes sortes
de lecteurs – les sportifs, les jeunes, les mères, les couples, les garçons, les filles etc.
« C’est la première fois que des traductions bien financées, bien faites,
et bien ciblées ont été mises sur le marché avec des résultats aussi catastrophiques. Je pense que nous avons atteint un point de saturation », relève
Hargis Thomas, responsable des ventes et du marketing de Oxford University
Press, cité dans le même article.
Les éditeurs présentent la Bible de tant de façons différentes pour essayer de cibler des groupes spécifiques que celui ou celle qui aurait acheté auparavant « une » Bible pour l’offrir en cadeau, ne sait plus comment
choisir parmi toutes les versions disponibles. Pour David Lull, les versions les plus simples sont celles qui se vendent le mieux, principalement
auprès des évangéliques conservateurs.
L’édition revue et la nouvelle édition revue distribuées par le NCC sont
elles très appréciées par les milieux universitaires et les grandes Eglises. Les ventes, même si elles sont plus faibles, restent plus régulières.
La nouvelle édition revue a obtenu une part de marché de 3%, et sa vente
reste constante. Aux Etats-Unis, elle a été approuvée par l’Eglise catholique-romaine, pour usage privé, mais pas encore, ce qui est déjà le cas pour
le Canada, pour un usage liturgique. (apic/eni/mp)
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