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apic/Zaïre/ Suisse romande

Zaïre: Drame du Kivu et assassinat de l’archevêque de Bukavu (311096)

Le Groupe de coopération missionnaire romand réclame des négociations

Fribourg, 31octobre (APIC) Le Groupe de Coopération missionnaire en Suisse

romande (GCM) a condamné vigoureusement l’assassinat de l’archevêque de Bukavu, à l’est du Zaïre, et les attaques massives dont sont victimes les habitants de la région. Dans ce conflit très grave, il ne faut pas oublier le

droit des populations autochtones, rappelle le GCM qui réclame l’ouverture

immédiate de négociations.

A l’heure où des attaques à l’arme lourde venant du Rwanda font des

ravages à Bukavu, capitale régionale de l’est du Zaïre, nous devons

rappeler le principe de l’intangilibilité des frontières, écrit le GCM dans

un communiqué diffusé mercredi. Une résolution sur l’intangililité des

frontières a été adoptée au Caire, en 1964. Même si les frontières n’ont

pas tenu compte des réalités locales, revoir les limites des Etats aurait

pour conséquence de déstabiliser tout le continent africain, ce qui serait

tragique pour toutes les nations, relève le texte.

La tendance actuelle insiste, à juste titre, sur les droits des

minorités, mais dans le conflit qui déchire l’Afrique centrale, il ne faut

pas oublier le droit des majorités et des populations autochtones. Le Zaïre

depuis avril 1994, a accueilli des centaines de milliers de réfugiés

rwandais et burundais. La population locale a fait des prouesses pour

assurer aux déplacés des vivres, des soins et des terrains pour se loger.

Le GCM rend ici hommage aux populations zaïroises qui ont endossé une

charge qu’aucun pays occidental n’aurait jamais accepté. Ces mêmes

populations sont aujourd’hui piégées et lourdement pénalisées: privées de

tout, elles sont obligées de se déplacer à l’intérieur du pays pour y

trouver un peu de sécurité.

Le GCM dénonce vigoureusement les attaques injustifiées, ceux qui en ont

l’initiative, ceux qui les attisent en profitant de la faiblesse des autorités zaïroises locales anesthésiées par un longue dictature.

Le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Organisation de l’unité africaine, en

collaboration avec les Eglises et la société civile, doivent mettre en route de toute urgence une plateforme de négociations afin de ramener la paix

dans la région, en rendant justice à toutes ses composantes.

Le GCM rend enfin hommage à Mgr Christophe Munzihirwa, archevêque de Bukavu, assassiné dans la nuit du 28 au 29 octobre. Il fut un homme de Dieu

qui a tout fait pour la sauvegarde de la paix, à l’instar de Mgr Joachim

Ruhuna, archevêque de Gitega, au Burundi, assassiné le 9 septembre. (apiccom/mp)

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