apic/ONU/Mgr Martino/Alimentation dans le monde
Le représentant du St-Siège réclame devant l’ONU une
reconnaissance mondiale du « droit à l’alimentation » (291096)
Rome, 29octobre (APIC) Le Vatican espère que le « droit à l’alimentation »
sera stipulé dans le document final du Sommet mondial de l’alimentation,
qui rassemblera des chefs d’Etats à Rome du 13 au 17 novembre. C’est « une
question de vie ou de mort », a souligné le 25 octobre à New York, Mgr Renato Martino, représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU.
Pour Mgr Martino, il ne suffit pas de reconnaître, dans telle ou telle
déclaration, l’importance d’un accès à la nourriture pour vivre. Encore
faut-il que soit assurée la « sécurité alimentaire » et donc reconnu le droit
à l’alimentation comme fondamental et inaliénable. Autrement dit, « la Communauté internationale et les gouvernements nationaux ont l’obligation de
s’assurer que chacun a suffisamment pour se nourrir ».
Mgr Martino relève d’ailleurs que « l’aide alimentaire » d’urgence peut se
révéler perverse si elle cache et entretient un défaut de « solidarité » entre tous les peuples, riches et pauvres et entre tous les citoyens des pays
développés et les autres.
Par « sécurité alimentaire », le représentant du Saint-Siège entend « la
production d’une quantité suffisante de nourriture, un approvisionnement
stable tout au long de l’année, une distribution équitable et juste, un engagement pour produire les éléments d’une alimentation équilibrée et bonne
pour la santé, en cohérence avec les pratiques diététiques locales ».
Pour lui, la « sécurité alimentaire » suppose une « réforme agraire » pour
mettre fin au scandale que Mgr Martino résume: dans certains pays, « 1 % de
la population contrôle 50 % des terres ». Dans la même ligne, le délégué du
St-Siège plaide avec force pour « le droit des femmes à accéder à la terre »,
ainsi que pour la formation des jeunes et des aînés.
Pour que la « sécurité alimentaire » ait un sens, la « priorité » doit être
accordée à la paix, insiste Mgr Martino. « Les guerres n’apportent pas seulement la pauvreté, mais encore la famine en forçant des déplacements massifs de population ».
Réclamant en conclusion l’arrêt immédiat de la production, de la vente,
du stockage, de l’exportation, ainsi que l’usage des mines antipersonnel,
l’observateur du St-Siège relève: « Combien de gens ont faim précisément
parce qu’ils ont peur d’exploiter les champs qui sont à leur disposition ou
parce que les mines ont tué ou amputé ceux qui devaient assurer la survie
de leur famille ? » (apic/imed/pr)
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