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Rome: Clôture du IXe symposium du CCEE (271096)

Pas de document final

Rome, 27octobre (APIC) Le IXe symposium du Conseil des Conférences des

évêques d’Europe (CCEE) tenu sur le thème « La religion entre le privé et le

public. La place des Eglises dans les sociétés pluralistes », s’est achevé

dimanche matin à Rome par le discours final du cardinal Miloslav VLK, président du CCEE.

Un long débat avait été soulevé samedi sur la nécessité de rédiger ou

non un document final. Dimanche, aucun document de ce type n’avait été diffusé.

Ce symposium revient tous les trois ans. Y ont participé environ 150

personnes. Une centaine d’évêques, des délégués prêtres, laïcs, religieux,

envoyés par les 33 Conférences épiscopales ont réfléchi ensemble avec les

délégués de la curie romaine. Des représentants de la Conférence des Eglises d’Europe ont pris part aux travaux, qui se sont achevés samedi en présence de Hanna Suchocka, ancien Premier ministre de Pologne. Mgr Fürer (StGall) et Mgr Salina (St-Maurice) représentaient la Conférence suisse des

évêques.

L’évêque luthérien de Stockholm, Mgr Henrik Svenungsson, a pour sa part

transmis les salutations de la Conférence des Eglises d’Europe, représentant 120 Eglises de tradition anglicane, protestante et orthodoxe, en soulignant la signification de la collaboration entre les deux organismes depuis 20 ans. Elle franchira une nouvelle étape à Graz en 1997.

Il s’agissait de la deuxième rencontre du Conseil depuis la chute du mur

de Berlin et la première assemblée du Synode spécial des évêques pour l’Europe en 1991. Le Conseil est composé lui-même de 33 membres. Il est présidé

par le cardinal Miloslav Vlk, assisté de deux vice-présidents, Mgr Karl

lehmann, évêque de Mayence, et Mgr Istvan Seregely, évêque de Eger, en Hongrie. Son Secrétaire est don Aldo Giordano.

Message du pape

Le Pape, qui n’a pu recevoir les évêques, en raison du veto des médecins, a envoyé un message à l’assemblée. Message dans lequel il souhaite

que cette rencontre contribue au renouvellement de l’annonce de l’Evangile

en Europe. Ce qui implique de surmonter les divisions « tragiquement mises

en lumière par la chute du communisme ».

« Le premier lieu de l’évangélisation est la communion entre nous et entre nos Eglises ». Le discours de 8 pages du cardinal VLK reprend, dans le

même sens, la ligne directrice dessinée depuis le début de la rencontre.

Une double interrogation pour le cardinal de Prague: « Comment être témoin de Jésus dans les sociétés européennes pluralistes de notre temps? »

Et, d’autre part, « dans le contexte culturel et social, la foi chrétienne

est-elle seulement un fait privé ou bien a-t-elle encore une portée publique? »

On gardera des conférences de presse l’impression que ce symposium est

vital à la rencontre et à la communion des évêques européens entre eux. Le

dialogue n’est pas facile entre évêques de l’ex-bloc soviétique et évêques

occidentaux. Mgr Istvan Seregely affirmait qu’il faudrait beaucoup de temps

avant qu’un langage commun soit forgé, que le Concile soit intégré à l’Est

comme à l’Ouest. Même à l’intérieur de l’ex-Union Soviétique, le dialogue

est lent, les situations extrêmement différentes. Il y a un monde entre la

Lituanie et la Hongrie, par exemple, disait-il.

Mgr Vlk schématisait pour sa part les mouvements inverses à amorcer à

l’Est et à l’Ouest. D’un côté, en termes d’ouverture, de façon à partager

le trésor conservé par la génération de l’Eglise du silence. Il ne faut pas

se replier sur le passé, le temps des martyrs. A l’Ouest en revanche, trop

d’ouverture au monde a pu provoquer une dissolution de la spécificité de

l’Evangile. Là, affirmait-il alors, il faut un retour à la source. (apicimed/pr)

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