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Pologne: Le parlement adopte la libéralisation de l’avortement (241096)
Varsovie, 24octobre (APIC) Le parlement polonais (Sejm) a définitivement
adopté jeudi la nouvelle loi libéralisant l’avortement. Ce deuxième vote
après celui du 30 août était nécessaire pour lever le veto du Sénat qui
avait refusé ce projet le 4 octobre.
Malgré les appels solennels de l’Eglise et la manifestation anti-avortement emmenée par le cardinal Glemp qui a rassemblé plusieurs dizaines de
milliers de personnes mercredi à Varsovie, le Parlement n’a pas changé
d’avis.
La loi proposée par la gauche, majoritaire au parlement, a obtenu 228
voix contre 195 et 16 abstentions. Elle permet l’avortement jusqu’à douze
semaines de grossesse en cas de graves difficultés personnelles ou matérielles de la mère. La loi précédente, adoptée sous le président Walesa,
limitait l’avortement à des cas exceptionnels: danger grave pour la santé
de la mère, grave malformation de l’embryon ou en cas de grossesse issue
d’un viol.
L’Eglise catholique a mené une vive campagne contre cette nouvelle loi.
A maintes reprises elle a appelé le Sénat et le Parlement à la rejeter. Les
députés doivent être la conscience de ceux qui ne peuvent pas s’exprimer,
expliquaient les évêques en soulignant que la libéralisation de l’avortement serait un drame pour tout le pays.
Le pape Jean Paul II lui-même est intervenu dans le débat. Dimanche encore, lors de sa première apparition publique après son opération de l’appendicite, le pape a apporté son soutien aux militants anti-avortement.
« Une nation qui tue ses propres enfants n’a pas d’avenir », a-t-il répété à
cette occasion. Après le premier vote du « Sejm » en août, Jean Paul II
s’était dit « amer » et « très peiné », affirmant qu’ »il n’y a pas de légalité
dans un Etat qui permet de tuer les innocents ».
Pour entrer en vigueur, la loi doit encore être signée par le président
Alexandre Kwasniewski qui a dores et déjà annoncer sa volonté de la ratifier rapidment.
Mgr Tadeusz Pieronek, secrétaire de la Conférence des évêques a annoncé
en début de semaine la volonté de mettre sur pied un Fonds de secours pour
venir en aide aux futures mères en difficulté. Quelle que soit l’issue du
vote au Parlement, l’Eglise a décidé de renforcer son aide aux futures mères, soulignait-il. (apic/kna/mp)
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