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apic/Suisse/ Conseil missionnaire

Suisse: Document de travail du Conseil missionnaire catholique suisse

« Le travail missionnaire commence en Suisse » (221096)

Fribourg, 22octobre (APIC) Face aux effets néfastes de la mondialisation,

il est toujours plus difficile d’annoncer l’Evangile du salut de Dieu pour

tout l’homme, constatent les missionnaires et les volontaires laïcs dans

les pays du Sud. Dans un document de six pages présenté lundi, le Conseil

missionnaire catholique suisse (CMCS), organe mandaté par la Conférence des

évêques suisses, se penche sur le lien entre évangélisation, promotion humaine et relations internationales. Le CMCS souhaite un travail de « lobbying » plus efficace en Suisse.

Les missionnaires dans le tiers monde interpellent leur partenaires

suisses pour promouvoir non seulement un appui financier à des projets concrets, mais aussi une solidarité qui s’exprime dans des relations internationales plus justes. Le témoignage missionnaire n’est crédible que lorsqu’il peut présenter un Dieu porteur de salut, de paix et de justice pour

toute la création, écrit le CMCS.

Dans son encyclique consacrée à la mission (Redemptoris Missio), le pape

Jean Paul II souligne que « l’engagement pour la paix, la justice, les

droits de l’homme, la promotion de la personne humaine, est un témoignage

évangélique dans la mesure où il est une marque d’attention aux personnes

et où il tend vers le développement intégral de l’homme ».

Divers organismes et institutions de l’Eglise en Suisse s’efforcent

d’apporter une contribution à cette prise de conscience, en particulier le

Groupe d’animateurs missionnaires (GIAM), l’Action de carême et MISSIO OPM.

Engagement pour des relations internationales plus justes

Des exemples concrets révèlent que l’engagement chez nous en faveur

d’une politique de développement plus juste peut aider les populations des

pays pauvres. Le CMCS cite notamment le travail d’organismes de vente et de

distribution des produits du tiers monde en Europe (Magasins du monde, Max

Havelaar etc.) ou encore les interventions politiques qui ont poussé la

Confédération à débloquer un crédit de 700 millions de francs en faveur du

désendettement et du développement lors de son 700e anniversaire en 1991.

Il arrive que l’on reproche aux personnes engagées dans ce type de travail de lui donner une orientation trop politique, au détriment de l’aspect

religieux. Le CMCS prend cette critique au sérieux, mais rappelle que la

mission ne concerne pas seulement la conception de vie de chacun pris individuellement. Elle doit s’orienter vers le prochain et se répercuter sur la

société, la politique et l’économie. Cette conscientisation devrait prendre

aujourd’hui la forme d’un véritable travail de « lobbying » international,

estime le CMCS.

Pour le CMCS il est donc parfaitement légitime qu’une partie de l’argent

récolté en Suisse serve à ce but, même si d’aucuns considèrent cela comme

un « détournement des dons ». Il importe cependant de le dire en toute transparence aux donateurs. (apic/com/mp)

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