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apic/Prix Nobel Belo/suite

Attribution du Nobel de la Paix 96 à Mgr Belo (111096)

Satisfaction de l’intéressé, grimaces du côté de l’Indonésie

Rome, 11octobre (APIC) La réaction du Vatican ne s’est pas fait attendre à

l’annonce de l’attribution du Prix Nobel de la Paix, décerné conjointement

vendredi à Oslo à Mgr Carlos Filipe Ximenes Belo, adinistrateur apostolqque

de Dili, et à José Ramos Horta. Une satisfaction qui s’exprime aujourd’hui

après les appels de Jean Paul II, répétés cette année, en faveur du respect

de la liberté religieuse dans la region. Si Mgr Belo exprime sa satisfaction de l’honneur qui lui est fait, la grogne semble en revanche plutôt de

mise côté gouvernement indonésien. Le Premier ministre dit ne pas saisir

les critères qui ont présidé à ce choix.

En fevrier 96, le pape envoyait de plus sur place le cardinal Roger Etchegaray, président de « Justice et Paix », son homme de confiance pour les

missions difficiles. L’action de l’Eglise, dictée par la défense des droits

de l’homme, cherchait à éviter les deux pièges de la récupération politique

et celui du choc frontal avec l’islam militant d’Indonésie, premier pays

islamique du monde.

Dans son discours annuel au corps diplomatique, le 13 janvier dernier,

le Pape Jean-Paul II rappelait que les population de Timor Est continuent

d’attendre « des propositions capables de permettre la réalisation de leurs

légitimes aspirations à voir reconnaître leur spécificité culturelle et religieuse ».

Pour le seul diocèse de Dili, on comptait plus de 18’000 nouveaux baptêmes pour l’année 1995, sur une population de quelques 834’000 habitants,

dont plus de 692’000 catholiques.

Le pape renouvelait un appel dans ce sens lors de la présentation des

lettres de créances de l’ambassadeur du Portugal près le Saint-Siège en

février.

Le fait que le Prix soit attribué à un évêque ne saurait cependant être

interprété dans le sens d’une ingérance politique de l’Eglise catholique,

relève-t-on à Rome. Le cardinal Etchegaray, en voyage pastoral en Indonésie, en février dernier, refusait explicitement « d’entrer » dans le « problème de politique internationale qui existe a Timor Est ». Un problème, qui

« sortait de sa compétence ». Un visite au cours de laquelle Mgr Etchegaray

avait néanmoins rencontré les dirigeants religieux et politiques du pays.

Salésien de Don Bosco, Mgr Belo est originaire de Timor. Né le 3 février

1948, il fit son noviciat chez les Salésiens au Portugal où il fit sa théologie (il s’est spécialise en théologie spirituelle) avant d’être ordonné

prêtre le 26 juillet 1980, et consacré évêque le 19 juillet 1988.

La mauvaise humeur semblait de mise côté indonésien, à l’annonce de

l’attribution du Prix Nobel de la Paix 96. Le Premier ministre, Murdinio

s’est déclaré « surpris et choqué ». « Je ne parviens pas à comprendre les

critères qui ont présidé à l’attribution de ce Prix », a-t-il dit. En précisant toutefois qu’il s’exprimait à titre personnel et non pas au nom de son

gouvernement.

Des critères que Mgr Belo a compris, lui. Qui s’est dit heureux de

l’honneur qui lui est ainsi fait. Ce Prix, a-t-il ajouté devant des journalistes à Dili, souligne le travail qu’il reste à faire à Timor. Selon Mgr

Belo, cette récompense est un symbole pour la jeunesse de Timor Oriental

(apic/imed/kna/pr)

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