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Jean-Paul II à Gemelli: Rome retient son souffle
Le pape est «serein», après une nuit «tranquille» (071096)
Rome, 7octobre (APIC) Le pape Jean-Paul II sera opéré mardi par le professeur Francesco Crucitti à l’hôpital Gemelli de Rome, où il a été admis pour
la sixième fois dans la soirée de dimanche. La journée de lundi a été consacrée, aux dires du Vatican, à des «examens de routine».
Selon différentes sources, l’intervention devrait avoir lieu à partir de
6 heures du matin et devrait durer trois heures. Un premier communiqué médical sera publié «à partir de 11 heures».
Le pape souffre d’une «inflammation récurrente de l’appendice», indiquait le Vatican dans un communiqué publié le 14 septembre. L’intervention
de ce mardi devrait donc consister à retirer l’appendice. D’après de multiples rumeurs d’origine médicale, la technique de la larascopie ne devrait
pas être utilisée et l’opération se déroulerait selon la méthode classique.
Ce choix aurait été fait en raison des nombreuses «adhérences» (des cicatrices de la paroi intestinales) dues aux deux interventions précédentes
subies par le pape aux intestins, en 1981 et en 1992.
Lundi matin, le professeur Crucitti a trouvé son patient «serein» et
«bien», après une nuit «tranquille». Des examens ont été effectués dans la
matinée. Jean-Paul II a ensuite célébré la messe en compagnie de son secrétaire particulier, Mgr Stanislas Dziwisz, dans la chapelle privée aménagée
près de sa chambre d’hôpital.
L’arrivée du pape, dimanche soir, a suscité un grand émoi dans cet établissement médical. Des centaines de malades l’attendaient, massés sur les
balcons des chambres. Dans le hall, on dénombrait pas moins de trente équipes de télévision. Les préoccupations portent surtout sur la nature du mal
dont souffre le pape. La thèse officielle (une appendicite) suscite beaucoup de perplexité dans le milieu médical et dans l’opinion. Aussi, le premier communiqué médical post-opératoire est-il attendu avec beaucoup de curiosité.
Une attitude jugée «nauséabonde» et «répugnante» par Bernard-Henri Levy,
dans le «Corriere della Sera» de ce lundi. S’exprimant «en tant que juif et
athée», le «nouveau philosophe» dénonce «la société du spectacle qui s’approprie la réalité souffrante du pape en le mettant sur le même plan qu’un
homme politique». (apic/imed/pr)
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