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Brésil: Les Brésiliens vont aux urnes le 3 octobre (021096)

Sao Paulo au centre de tous les pronostics

Brasilia, 2octobre (APIC) Le 1er tour des élections municipales aura lieu

jeudi 3 octobre dans toutes les communes du Brésil. Le Conseil national des

laïcs catholiques, demande que les chrétiens, par leur vote, participent

avant tout à une inversion radicale des priorités politiques et économiques.

Beaucoup d’observateurs auront les yeux tournés vers Sao Paulo et ses 14

millions d’habitants. La campagne électorale, à la la radio et la télévision, a été particulièrement vive entre le candidat Celso Pitta, appuyé par

la mairie actuelle, et la candidate Luiza Erundina, du Parti des Travailleurs (PT).

Pour le Conseil national des laïcs, il s’agit de «bannir de notre milieu

les effets maléfiques du néo-libéralisme en essayant de bâtir une société

juste et égalitaire. Les laïcs doivent employer leur vote pour construire

une démocratie participative».

La plus grande participation de mouvements liés à l’Eglise catholique en

relation avec les élections municipales a été la manifestation baptisée «Le

Cri des exclus», organisée le 7 septembre, jour de fête nationale du Brésil. Plus de 60’000 personnes se sont retrouvées au sanctuaire marial

d’Aparecida do Norte. Le même jour, d’autres manifestations semblables ont

eu lieu dans tous les Etats brésiliens. La manifestation a réuni toutes les

pastorales sociales soutenues par la Conférence nationale des évêques du

Brésil (CNBB). Beaucoup de banderoles faisaient allusion au chômage croissant. Bien qu’il s’agisse jeudi des élections municipales, plusieurs panneaux s’en prnaient directement au président de la République, Fernando Henrique Cardoso (FHC). L’une affirmait: «Père, pardonne «FHC», car il ne sait

pas ce qu’il fait». Le rassemblement d’Aparecida do Norte avait reçu également l’appui de la Centrale syndicale ouvrière (CUT) et du Mouvement des

paysans sans terre (MST).

La situation électorale de Sao Paulo

Alors que 10 candidats briguent la mairie de Sao Paulo, la population

assiste à une véritable dispute de marketing politique à la radio et à la

télévision. Deux candidats, selon tous les observateurs politiques, peuvent

prétendre participer au 2e tour: Celso Pitta (du PPB, avec l’appui du maire

actuel Paulo Maluf) et Luiza Erundina, du parti des Travailleurs (PT).

Les derniers sondages donnent pour le 1er tour, 37% des intentions de

votes à Pitta et 22% à Erundina, les autres voix se répartissant sur les

huit autres candidats.

Celso Pitta représente le «malufisme», une politique populiste du maire

actuel Paulo Maluf, qui tend à favoriser les citoyens les mieux nantis

(construction de viaducs pour le trafic routier) tout en vendant un programme électoral populiste, en affirmant vouloir investir dans la santé et

dans le logement populaire.

Erundina, qui a déjà été maire de la grande ville industrielle, de 1988

à 1992, représente surtout les mouvements populaires et les forces politiques acquises à la particiaption du peuple dans la gestion de l’administration communale. Les laïcs des communautés catholiques travaillant dans les

pastorales de l’habitation, du travail, de la santé, des Communautés ecclésiales de base (CEBS) et des centres communautaires voteront principalement

en Erundina, ou alors pour José Serra, candidat appuyé par les mouvements

catholiques charismatiques.

Les prêtres et les évêques, selon leurs diverses sensibilités politiques

et pastorales, vont voter pratiquement pour ces deux candidats, bien que

leurs déclarations publiques sur le sujet restent assez rares. Ils demandent surtout d’aller voter et de faire le «bon choix» sans citer de nom. Le

cardinal Paulo Arns, archevêque de Sao Paulo, a pourtant critiqué le maire

actuel Paulo Maluf pour avoir transféré des fonds importants destinés à des

fins sociales pour les utiliser dans la construction de routes.

Dom Luciano Mendes, ancien président de la CNBB, actuellement évêque de

Mariana, dans l’Etat de Minas Gerais, a lui aussi dénoncé la gestion municipale de Maluf. Il y a quelques mois, la mairie de Sao Paulo a coupé sans

explications les subventions pourtant votées par le parlement municipal au

Centre social Notre Dame qui s’occupe de plus de 4’000 enfants dans la zone

Est de Sao Paulo. (apic/em/ba)

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