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Rome: Le cardinal Ratzinger demande (281196)

plus de respect pour les malades mentaux

Rome, 28novembre (APIC) « Toute idéologie, ou action politique, qui considèrent que certains êtres humains ne sont pas dignes de respect, est un retour à la barbarerie », a rappelé le cardinal Joseph Ratzinger en ouvrant

jeudi à Rome la XIe Conférence internationale, organisée par le Conseil

pontifical pour la pastorale des services de la santé, sur le thème « A

l’image et à la ressemblance de Dieu: toujours? – Maladies mentales. » 7’000

auditeurs et 63 conférenciers participent à ce congrès.

Evoquant son expérience personnelle, le préfet de la Congrégation pour

la Doctrine de la Foi, a rappelé « la froideur glaciale de la logique de

l’utilité et du pouvoir » qu’il a lui même connue sous le Troisième Reich.

L’un de ses cousins, atteint du syndrome de Down, une vieille voisine, et

trois frères malades mentaux mais capables de vivre en société, furent

conduits dans des « centres de soins » par les autorites du Reich.

En fait de soins, la mort les attendait, selon la logique « d’une élimination systématique de tous ceux qui étaient considérés comme non-productifs ». Le cardinal a mis en garde contre le risque « toujours menaçant » de

la barbarie, dont les premières victimes sont ceux qui souffrent de maladies mentales. Il appelle les chrétiens à faire reconnaître, respecter et

promouvoir la dignité des personnes atteintes par ces maladies.

Créé à l’image de Dieu

La Bible affirme que l’homme est créé à l’image de Dieu. Mais cette affirmation amène aussitôt une question décisive: « Cette ressemblance divine

peut-elle être détruite ? » « L’image divine est liée à l’essence humaine en

tant que telle. L’homme n’a pas le pouvoir de la détruire complètement »,

répond le cardinal. C’est le Christ qui par sa mort libère l’homme de sa

décadence intérieure. Par « le visage défiguré du crucifié » l’homme retrouve

« la transparence de Dieu, et l’image de Dieu luit à nouveau ».

C’est ainsi que les personnes souffrantes, les handicapés, les malades

mentaux, se trouvent être comme à la première place. « En eux, la splendeur

de la création est extérieurement obscurcie mais ils sont, de manière particulière, semblables au Christ crucifié. » Ainsi ces personnes sont-elles

« les préferées de Notre Seigneur », ajoute le Cardinal.

« Jésus révèle ici l’essentiel de l’humanité dont le véritable accomplissement n’est pas l’intelligence, ni la beauté, et encore moins la richesse

ou le plaisir, mais la capacité d’aimer, et de consentir amoureusement à la

volonté du Père, aussi déconcertante qu’elle soit ». C’est un « message que

nous avons tendance à oublier » note-t-il.

« La dignité de l’homme n’est pas quelque chose qui s’impose à nos yeux.

Elle n’est pas quantifiable, ni mesurable. Elle échappe aux paramètres de

la raison scientifique ou technique. Et notre civilisation ne fait de progrès que dans la mesure où cette dignité est davantage et universellement

reconnue, conclut Mgr Ratzinger. (apic/imed/mp)

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