apic/11e Conférence Mission/Brésil
Brésil: Ouverture à Salvador de Bahia de la 11e (261196)
Conférence mondiale sur la mission et l’évangélisation
L’Evangile dans les différentes cultures
Salvador de Bahia, 26novembre (APIC) La 11e Conférence mondiale sur la
mission et l’évangélisation, organisée par le Conseil oecuménique des Eglises (COE), s’est ouverte le 24 novembre à Salvador de Bahia, au Brésil.
Quelque 600 délégués des différentes Eglises chrétiennes se pencheront jusqu’au 3 décembre sur le thème «Appelés à une seule espérance. L’Evangile
dans les différences culturelles.
Cette 11e Conférence a pour objectif d’examiner la portée d’un Evangile
qui interpelle les cultures qui l’entourent et est interpellé par elles,
afin que les Eglises et les chrétiens puissent vivre et témoigner d’une manière authentique.
Les participants travailleront en sections de quatre sous-thèmes: «Un
témoignage authentique dans chaque culture»; «Evangile, identité et commuauté»; «les communautés locales dans les sociétés pluralistes»; «un seul
Evangile, des expressions diverses». Les travaux réalisés au cours de cette
Conférence devraient permettre de déboucher sur une nouvelle déclaration
sur la mission et l’Evangile. Cette nouvelle déclaration sera présentée
lors de la prochaine Assemblée mondiale du COE, à Harare, au Zimbabwe, en
1998. La dernière Conférence missionnaire mondiale s’est déroulée en 1989 à
San Antonio, aux Etats-Unis, la première s’étant tenue à Edimbourg en 1910
déjà.
A propos des femmes africaines
«L’ère missionnaire a condamné la culture de beaucoup de ses convertis. Le
monde anciennement colonisé a réagi en glorifiant la culture», a-t-on entendu lors de l’ouverture.
«Pendant des générations, les femmes d’Afrique ont obéi sans poser de
questions à tout ce que la société leur prescrivait au nom de la culture, a
dit une théologienne luthérienne. Les mariages d’enfants, l’excision et les
rites de passage qui jalonnent la vie de la naissance à la mort, utiles ou
malfaisants, sont imposés aux femmes africaines sous prétexte que c’est
notre culture. On pourrait en déduire que la culture est naturelle, bonne
et inévitable», avertit-elle.
«Les femmes africaines, dont la voix commence seulement à se faire entendre, invitent les Eglises à dépasser la théologie de l’inculturation et
à passer la culture au crible pour voir si elle favorise la justice, la
vie, la paix et la libération ou si elle diminue et déshumanise». (apiceni/cx/pr)
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