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apic/Foyers chrétiens vaudois

APIC – reportage

Crêt-Bérard: Les Foyers chrétiens vaudois fêtent leurs 25 ans (221196)

Au service du couple et de la famille

Bernard Litzler, pour l’agence APIC

Lausanne, 22novembre (APIC) Un quart de siècle au service des couples et

de la vie familiale: les Foyers chrétiens vaudois (FCV) ont fêté leur anniversaire le 17 novembre à Crêt-Bérard. Plus de 350 couples ont goûté au

moins une fois à l’une ou l’autre des rencontres bisannuelles dans un climat oecuménique fraternel. Avec une structure souple et ouverte, les Foyers

chrétiens vaudois restent en marge des canaux ecclésiaux habituels tant

catholiques que protestants. « Le climat est très sain, il y a un grand

brassage d’expériences, »témoigne un participant.

La maison d’acueil de Crêt-Bérard, de l’Eglise réformée du canton de

Vaud, sert depuis 1971 de cadre aux rencontres bisannuelles studieuses et

amicales des Foyers chrétiens vaudois (FCV). C’est sous l’impulsion de

quelques jeunes couples, mariés depuis peu et désireux d’un « service-après

vente » que les FCV ont vu le jour. Pourquoi s’arrêter aux rencontres organisées par les Centres de préparation au mariage (CPM)? Pourquoi ne pas aller plus loin et rencontrer d’autres couples qui partagent les même expériences? Avec le soutien du Centre social protestant de Lausanne, le groupe

des Foyers chrétiens s’est ainsi mis sur les rails.

Pierre-André Nicole, membre du groupe depuis sa fondation, est heureux

de l’évolution vécue. « Nous voulions d’abord nous réunir entre jeunes couples pour évoquer les questions de vie conjuguale. Puis avec les enfants,

les questions d’éducations sont apparues. Et curieusement le groupe s’est

toujours renouvelé. » Renouvellement et ouverture: les personnes seules, divorcées, veuves ou séparées sont également invitées depuis quelque temps

aux journées de Crêt-Bérard.

Les gens ne viennent pas en simples consommateurs

Le Père Louis Crausaz, rédemptoriste, membre de l’équipe d’animation depuis 1972, fait également partie des anciens. « La caractéristique des Foyers chrétiens vaudois, c’est la participation des personnes qui ne viennent

pas seulement en consommateurs. Nous veillons beaucoup à la qualité des relations », précise-t-il.

Comment aborder les problèmes conjuguaux et familiaux en donnant « cet

élément d’espérance lucide », selon les termes du Père Crausaz? Les FCV ont

l’habitude d’organiser deux journées de rencontre par an, l’une au printemps, l’autre à l’automne. Une formule souple: un conférencier vient parler d’un thème choisi par l’équipe d’animation. Le temps de conférence le

matin est suivi d’un forum en groupe ou chacun participe avec ou sans conjoint. L’après-midi, le conférencier répond aux questions soulevées.

Lors de la journée du 17 novembre, Adriana Bouchat, psychologue et sexologue du Centre Pro familia de Lausanne, a évoqué « la sexualité à travers

les âges de la vie ». 90 personnes avaient fait le déplacement pour entendre

la spécialiste et débattre de ces problèmes.

La quarantaine souriante, Marie-Laurence et Christophe, de Buchillon,

participent depuis quatre ans aux rencontres FCV. « J’apprécie le sérieux

que nous vivons ici face à la vie, » explique Christophe. « On parle de choses qui nous touchent sans bavardage ». Même écho chez Jean-Richard, venu

pour la première fois à l’invitation de ses amis à Buchillon. « Le climat

est très sain. Il y a un grand brassage d’expériences. » 350 couples ont

ainsi goûté au moins une fois à l’athmosphère fraternelle et profonde de

ces journées.

Un mouvement peu formel

Depuis leurs origines, les FCV revendiquent un aspect informel qui permet une certaine souplesse dans l’organisation et d’oeuvrer en marge des

schémas traditionnels des Eglises. « Quand je suis invité à une réunion de

la pastorale familiale catholique, je suis gêné, avoue Nicolas Ayer, membre

de l’équipe d’animation, car nous ne rentrons pas dans les schémas préétablis des organisations ecclésiales. Côté protestant c’est un peu pareil.

Les journeés de réflexion sont ouvertes à tous sans adhésion aux FCV. On

vient quand on en a envie, si le thème intéresse. « Sociologiquement la

formule est intéressante, souligne Louis Crausaz. « C’est un service rendu à

des personnes qui ne sont pas nécessairement engagées dans un groupe

ecclésial et cela leur convient bien. Cette formule souple permet d’élargir

le public à ceux qui sont en recherche. » « Le mouvement n’est pas récupéré

par les Eglises. Nous venons soigner le couple », renchérit Marie-Christine

Morier-Genoud, de Fribourg.

Et l’appartenance confessionnelle? Louis Crausa voit une incontestable

évolution dans ce quart de siècle. « Au départ, Crêt-Bérard sonnait terriblement protestant à nos oreilles, se souvient-il. « Aujourd’hui tout cela

est dépassé et le climat s’est beaucoup détendu. » Les couples catholiques

sont plus nombreux qu’autrefois et l’heure n’est plus aux affrontements

confessionnels. La double référence à Caritas et au Centre social protestant pour les conseils conjuguaux constitue une garantie d’oecuménisme, de

sérieux et de compétence.

Le mouvement reste-t-il vaudois? « Nous sommes des Foyers chrétiens, oui

sûrement, admet Nicolas Ayer, mais vaudois? » Le recrutement s’est élargi

notamment au canton de Fribourg et à la Gruyère. Les FCV se veulent un

visage d’Eglise ouverte, oecuménique et conviviale. (apic/bl/mp)

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