apic/Affaires «écoutes téléphoniques»/Excuses de la SKWZ/Fausse information

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Suisse: »Pas d’affaire d’écoutes téléphoniques » (211196)

au secrétariat de la Conférence des évêques suisses

Plates excuses au secrétaire de la Conférence des évêques

Baden/Fribourg, 21novembre (APIC) Il n’y a pas eu « d’affaire d’écoutes téléphoniques » au secrétariat de la Conférence des évêques suisses (CES). Le

scoop de l’été de la « Schweizerische Katholische Wochenzeitung » (SKWZ), qui

a suscité l’émoi au-delà des frontières, était « un tuyau percé ». Dans son

édition du 22 novembre l’hebdomadaire catholique de Baden présente ses plates excuses au Père Roland-B. Trauffer, qu’il avait mis en cause.

Citée devant la justice civile et pénale, la SKWZ a dû se résoudre à reconnaître que ses allégations étaient non fondées et déclare regretter

d’avoir porté atteinte à l’intégrité personnelle du Père Trauffer. La SKWZ

a dû le faire dans un encadré intitulé « Déclaration de la rédaction »,

inséré en première page de l’édition du 22 novembre.

Plainte maintenue contre Maria Brun

Les procédures civiles et pénales engagées par le secrétaire de la CES

contre le journal proche des milieux catholiques conservateurs alémaniques

sont abandonnées. La plainte pénale contre Maria Brun, ancienne chargée

d’information de la CES, à l’origine de l’accusation, est par contre maintenue.

Selon une convention du 18 novembre entre le Père Trauffer et la SKWZ,

représentée par son éditeur Herbert Meier, le secrétaire de la CES a retiré

sa plainte pénale déposée le 23 juillet auprès du Tribunal de district de

Baden et la plainte civile déposée le 17 juillet auprès du Tribunal civil

de l’arrondissement de la Sarine à Fribourg.

Bref rappel des faits

Suite aux restructurations au sein du secrétariat de la CES – qui a coûté à Maria Brun son poste d’attachée de presse – et à diverses autres péripéties médiatiques, M. Brun a été déchargée de ses fonctions avec effet immédiat le 30 avril dernier. Le 7 juin, la SKWZ lâchait sa bombe: le P.

Trauffer aurait effectué secrètement des écoutes téléphoniques de Maria

Brun… sans apporter le moindre début de preuve.

La SKWZ affirmait encore que cette affaire d’ »écoutes téléphoniques » aurait été le point culminant dans les différends entre le P. Trauffer et Maria Brun qui aurait conduit au licenciement de cette dernière. La nouvelle

des prétendues « écoutes téléphoniques » avait été reprise par de nombreux

médias tant en Suisse qu’à l’étranger, portant gravement atteinte à l’honneur du Père Trauffer.

Dans son article du 7 juin, la SKWZ affirmait se baser sur des « informations dignes de confiance » et sur des informations de tiers. Au Tribunal,

il s’est avéré que la « source fiable » était Maria Brun elle-même. Le journal de Baden confirme jeudi que ces informations ont été données le 2 et le

30 mai à l’auteur de l’article, qui les a publiées en faisant confiance aux

déclarations de Maria Brun. « Entretemps les informations de Mme Brun se

sont révélées fausses et indéfendables », écrit le journal. C’est pour cette

raison que la SKWZ prend clairement ses distances à l’égard du reproche

d’ »écoutes téléphoniques » au secrétariat de la CES.

A Coire, on n’était pas resté passif

Notons encore que l’article du 7 juin avait été revu avant publication

par des proches collaborateurs de l’évêque de Coire, Mgr Wolfgang Haas.

L’auteur de l’article litigieux, le journaliste Christoph Ebnöther, de la

SKWZ, a fait savoir en juillet au Tribunal civil de la Sarine qu’il avait

faire relire par deux fois son projet de texte par le chanoine Walter Niederberger, ancien vicaire général de Coire. Les observateurs qualifient de

« surprenant » le fait que Coire ait été au courant un mois avant que la

« bombe » n’éclate, sans que la CES, indirectement touchée par ces

« révélations », n’ait été le moins du monde informée.

Pas de commentaires de la part de Maria Brun

La plainte pénale déposée fin juillet par le Père Trauffer au Tribunal

de district de Baden contre Maria Brun est maintenue. Comme la procédure

est en cours, Maria Brun, interrogée jeudi par l’agence APIC, n’a pas souhaité faire de commentaires. (apic/be)

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