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Italie: Le cardinal Ruini plaide en faveur de l’école catholique (211196)

Un service à la société entière

Rome, 21 novembre 1996 (CIP) Ouvrant mercredi un congrès diocésain sur «Un

pacte pour l’école dans la ville», le cardinal Camillo Ruini, vicaire du

pape pour le diocèse Rome et président de la conférence épiscopale italienne, a défendu énergiquement l’’école catholique, rappelant la communauté

chrétienne à son «devoir d’engagement pastoral» dans et pour l’école.

Le cardinal a plaidé pour un «projet culturel chrétien»: éduquer, c’est,

pour les chrétiens, «vivre, témoigner et annoncer l’Evangile de la charité»

et «servir concrètement l’homme immergé dans une culture pluraliste». Il en

a tiré quatre conséquences. La première est qu’il faut exprimer sa foi par

une présence «compétente et qualifiée», qui mette en valeur «ce qui est authentiquement humain» et «rende compte de l’espérance qui est en nous».

Il faut ensuite assurer un enseignement religieux de qualité, qui soit

une contribution constructive à la définition des valeurs humaines qui sont

au centre de tout projet éducatif. En troisième lieu, il convient d’encourager les associations ecclésiales de jeunes, d’enseignants et de parents,

afin que chacun soit davantage «responsable» du projet éducatif.

Un service à la société

Quatrième conséquence: le cardinal a exigé des autorités, «avec la force

et la ténacité qui découlent de la conscience de son bon droit et de

l’intérêt supérieur du pays», un «signe clair et rapide que les

institutions publiques assument leurs responsabilités», en approuvant

rapidement la loi qui garantisse un traitement égal des réseaux public et

privé. A Rome, a-t-il ajouté, «l’école catholique ne peut pas ne pas avoir

pleinement droit de cité, si l’on veut tenir compte du lien qui unit le

catholicisme non seulement à l’histoire, mais au rôle actuel de cette ville

dans le monde».

A l’angelus du 27 octobre dernier, le pape lui-même était intervenu en

faveur de l’école catholique en Italie, rappelant qu’elle est «ouverte à

tous», y compris à des élèves «d’autres races, cultures et religions», et

que, si son projet s’enracine dans l’Evangile, elle rend «un service important à l’Eglise et à la société». Le pape avait aussi encouragé les efforts

de ceux qui s’engagent à «faire en sorte que le choix de ce modèle pédagogique ne pénalise pas injustement le budget des familles». (apic/imed/cipmp)

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