Le texte contient 31 lignes (max. 75 signes), 357 mots et 2325 signes.

apic/Japon/l’enfer des bordels de l’armée/grève de la faim/

Tokyo: grève de la faim en solidarité avec

les victimes de l’enfer des bordels de l’Armée japonaise

Tokyo, 20novembre (APIC) A l’initiative de prêtres catholiques, une grève

de la faim sera organisée devant le Parlement japonais les 25, 26 et 27

novembre en solidarité avec les victimes de l’enfer des bordels de l’Armée

japonaise au cours de la seconde Guerre mondiale.

« J’avais 13 ans, se souvient Chong Ok Sun (Corée), âgée aujourd’hui de

74 ans. Je préparais le repas pour mes parents qui travaillaient aux champs

quand un soldat japonais est entré dans la maison et m’a enlevée. Mes parents n’ont jamais su ce qu’est devenue leur fille. Au poste de police,

j’ai été violée par plusieurs hommes, et l’un d’eux m’a crevé un oeil parce

que je pleurais. J’ai été emmenée dans une caserne de l’armée japonaise où,

avec 400 autres jeunes Coréennes, nous devions chaque jour satisfaire les

besoins sexuels de 5’000 soldats japonais. Une fille qui protestait a été

déshabillée et torturée devant nous, avant d’être décapitée. »

Un témoignage parmi des milliers d’autres, puisqu’on évalue à quelque

200’000 le nombre de femmes coréennes, taiwanaises ou philippines soumises

à l’esclavage sexuel par l’armée japonaise au cours de la seconde guerre

mondiale. Beaucoup en sont mortes. Toutes les démarches entreprises pour

obtenir réparation sont jusqu’ici demeurées vaines.

Le Père Edouard Brzostowski, l’un des initiateurs de la grève, rappelle

que ce moyen non violent, utilisé par Gandhi et Martin Luther King, est

conforme à l’enseignement de Jésus: « Il y a une sorte de démon qui ne peut

être chassé que par la prière et le jeûne » (Mt 17,21).

Le prêtre invite « toutes les personnes de bonne volonté » à s’associer au

mouvement, à la seule condition d’être d’accord avec les revendications:

que le gouvernement japonais demande pardon pour ces crimes et qu’il verse

un dédommagement; qu’il se conforme à la recommandation émise sur ce sujet

par le Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies; qu’il abolisse le

décret qui lui permet d’échapper à ses responsabilités; qu’il verse à chaque femme ayant été utilisée comme « esclave du sexe » la somme d’environ

40’000 dollars (env. 60’000 francs) et qu’il décide d’une date et d’un lieu

pour entamer le dialogue avec les victimes. (apic/cip/mp)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/apic-japon-l-enfer-des-bordels-de-l-armee-greve-de-la-faim/