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apic/Forum/ France

France: 2e Forum national des chrétiens élus en politique (191196)

Démocratie, laïcité et gestion transparente

Paris, 19novembre (APIC) Quelque 70 chrétiens élus en politique de sensiblités différentes, venus de 31 départements français, se sont retrouvés

dimanche à Paris à l’invitation du Forum des communautés chrétiennes pour

une journée de réflexion sur: « Démocratie, laïcité, gestion et foi chrétienne ».

Ce deuxième forum, après celui de 1995, a rassemblé plusieurs personnalités de premier plan dont Gilles de Robien député-maire d’Amiens, président du groupe parlementaire UDF et auteur de la loi sur le partage du travail qui porte son nom.

Il n’existe pas en France, et c’est tant mieux, s’accordent à dire les

participants, de programme politique chrétien, ni de régime de démocratie

chrétienne. Les élus chrétiens ont à jouer pleinement le jeu de la démocratie dans le respect des différences et de la laïcité. Même si ce dernier

terme a un contenu très variable, qu’on se trouve dans des régions catholiques comme la Vendée, ou en Alsace, où le moindre écart suscite des déchaînements d’hostilité. L’année 96 avec le voyage de Jean Paul II en France

aura montré encore une fois combien le débat est resté vif en France.

Certains élus déplorent d’avoir à affronter continuellement des comportements crispés comme le refus des maires, sous prétexte de laïcité, d’entretenir les églises pourtant bâtiments publics.

Le concept de laïcité conçu comme un simple neutralisme a pris du plomb

dans l’aile. Le Père Henri Bussery, de la Commission sociale de l’épiscopat, plaide pour une laïcité ouverte qui permette tant à un franc-maçon,

qu’à un iman, à un rabbin, et aux diverses Eglises de s’exprimer librement

sur la vie sociale et de proposer des réponses.

Pour d’autres, l’activisme des laïcs a encore du bon. Par exemple lors

de la venue du pape, il a contraint l’épiscopat et le Vatican à prendre les

choses avec plus de prudence et à s’exprimer avec plus de retenue.

Plaidoyer pour la transparence

Au chapitre de la gestion publique, les participants ont rappelé la nécessité absolue de la transparence. Même s’il s’agit de faire des choix et

de renoncer à une politique à court terme capable de flatter l’électorat.

Pour Gilles de Robien, l’argent n’est pas sale en soi, mais doit rester un

outil. Généralement l’argent est mieux dépensé au niveau local que national. Et les affaires de corruption dont on parle beaucoup ne concerne que

2% des élus, rappelle-t-il.

Globalement, les travaux des divers groupes ont rappelé l’urgence à réhabiliter la politique comme gestion désintéressée et basée sur l’éthique

de la chose publique. Au-delà du clivage droite-gauche, les chrétiens élus

en politique ont en commun de ne pas être des inconditionnels de leurs partis, mais de savoir se dégager des majorités respectives si nécessaires.

(apic/jcn/mp)

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