Rome, 19novembre (APIC) Le pape Jean Paul II et le leader de la révolution
rencontre, qualifiée d’historique, a duré quelque 35 minutes. Cette visite
est sans doute l’une des plus importantes depuis la première rencontre entre Jean Paul II et Mikhaïl Gorbatchev, alors numéro un le l’ex-Union Soviétique.
Le blocus économique auquel est soumis l’ìle par la seule volonté des
Etats-Unis, que le Vatican souhaite voir se lever, ainsi que la visite du
pape à Cuba, un des rares pays – mais non le seul – à ne pas avoir été visité par le pape, ont été au centre des entretiens.
Il était 10 h 45 mardi matin quand une limousine noire accompagnée d’une
qinzaine de voitures est entrée dans la Cité du Vatican, placée sous grande
surveillance policière. A bord de la limousine: le leader de la révolution
cubaine, l’une des figure de proue du marxisme, pour une rencontre avec Jean Paul II dictée par l’intérêt des deux hommes à un rapprochement commun.
Visite insolite s’il es est, entre un pape polonais, qui a pris une part
active à l’effondrement des régimes cummunistes à l’Est, et un révlutionnaire au charisme intact, au pouvoir depuis 37 ans maintenant.
Un pouvoir que les Etats-Unis ne digère pas, après avoir été chassés de
l’île par la révolution cubaine. Une révolution gagnée au prix d’un blocus
imposé par les Etats-Unis. Un blocus que Clinton veut encore renforcer, par
l’amendement, en septembre dernier, de la loi « Helms-Burton », qui pénalise
les pays et les entreprises faisant commerce avec Cuba, malgré la franche
opposition des pays européens et de l’Amérique latine, notamment. Un blocus
encore aggravé par l’isolement dont est victime Cuba depuis l’effondrement
des régimes de l’Est.
Le pape a soutenu diplomatiquement la révocation de l’enbargo américain
qui frappe l’économie et la population cubaines. Rome souhaitant en échange
le respect des droits de l’homme et plus de liberté pour l’Eglise locale
dans le domaine des médais et de l’éducatio notamment. De se réaliser, la
visite du pape à Cuba constituerait sa quinzième visite dans ce continent,
le plus catholique du monde.
Dans une document sur la faim dans le monde publié le 24 octobre, le
Conseil pontifical « Cor Unum » mettait en garde contre l’utilisation de
l’arme du blocus, une « arme injuste et dévastatrice » imposée aux polulations civiles. Le Vatican a condamné à plusieurs reprises les embargos qui
frappent les populations irakiennes et cubaines, notamment. Une attitude
peu appréciée par les Etats-Unis.
Dans un livre-entretien avec le frère dominicain brésilien Frei Betto,
intitulé « Fidel et la religion », Fidel Castro avait alors évoqué ses rapports avec l’Eglise catholique et la religion.
Mgr Jean-Louis Tauran, « ministre des Affaires étrangères » du Vatican,
avait souligné, au terme de sa rencontre avec Fidel Castro, le 28 octobre,
que cette visite constituerait une étape décisive sur la voie de la normalisation des relations Eglises-Etat à Cuba. Mgr Tauran n’avait pas hésité à
parler à La Havane de « nouveau printemps » dans les relations entre le
Saint-Siège et lke gouvernement cubain.
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