apic/Burundi/Massacres
Burundi: à l’ombre du Kivu, des massacres
Les camps de déplacés sont régulièrement attaqués (141196)
Bruxelles, 14novembre (APIC) Seuls des vieillards et des malades parviennent au Burundi, constatent les autorités chargées de recevoir les réfugiés
en provenance du Zaïre. Où sont passés les jeunes recencés dans le camp de
transit, s’étonne à son tour le Secours international de Caritas à Bruxelles.
Hors des projecteurs qui se concentrent sur la terrible crise humanitaire au Kivu, le Burundi, toujours sous embargo, est la scène de tristes disparitions, affirme jeudi à Bruxelle l’organisation caritative.
A Gatumba, à la frontière zaïro-burundaise, les réfugiés en provenance
du Zaïre affluent. On ne communique plus les chiffres. Des premiers incidents sont apparus: des mines dans le camp de transit. Et Caritas de s’interroger: posées par qui? Pourquoi?
Plus au nord, dans la province de Cibitoke, il semble y avoir une infiltration sauvage et importante de réfugiés. Ils disparaissent tous dans les
collines. La chasse à l’homme serait organisée et beaucoup de clandestins
auraient été abattus.
En relation avec les événements du Zaïre ou pas, on note ces dernières
années dans l’ensemble du Burundi une nette pression des « bandes armées »,
ainsi qu’une augmentation des agressions, notamment à l’encontre des expatriés. Les camps de déplacés sont régulièrement attaqués. Circuler en province reste difficile. L’axe routier le long du lac Tanganyka est inaccessible. Les nutritionnistes de Caritas peuvent aller à Bururi par la route
intérieure, avec des grandes précautions, mais Rumonge est inaccessible.
La province de Kayanza est trop dangereuse pour l’instant. Un peu plus
au sud, un massacre a eu lieu à Banga. La télévision burundaise, et c’est
exceptionnel, en a fait état en parlant de 30 victimes. Cibitoke est toujours inaccessible et Caritas n’a pas de nouvelles de son centre nutritionnel récemment ouvert là-bas. Le curé responsable serait mort.
Caritas Secours International attire l’attention de l’opinion sur « ces
tristes réalités, peut-être moins spectaculaires que la crise au Kivu, mais
qui sont autant de drames pour les populations concernées ». (apic/cip/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse