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Rome: Publication vendredi d’un ouvrage autobiographique du pape (111196)

Destiné aux prêtres qui vivent une période de crise de leur vocation

Rome, 11novembre (APIC) Si la vocation sacerdotale de Jean-Paul II a tardé, ce n’est pas pour une raison affective, mais c’est parce que Karol

Wojtyla se destinait à une carrière théâtrale que la guerre mondiale est

venue interrompre, affirme-t-il, dans une courte biographie à paraître le

15 novembre. Un ouvrage destiné aux prêtres qui vivent une période de crise

de leur vocation.

Au lendemain des festivités qui ont marqué le Jubilé sacerdotal de JeanPaul II – entouré à Rome de 1’500 prêtres, évêques et cardinaux, ordonnés

comme lui en 1946 – deux quotidiens italiens anticipent lundi 11 novembre,

la publication d’un petit ouvrage rédigé par Jean-Paul II, intitulé « Dono e

mistero » – « Don et Mystère » -, a paraître vendredi en plusieurs langues.

Il s’agit de l’expérience « la plus intime » de Jean-Paul II qui explique:

« Certains auront sans doute supposé que si un jeune marqué par des inclinations religieuses aussi claires, n’entrait pas au séminaire, c’est parce

que d’autres amours, ou prédilections, étaient en jeu. De fait, j’avais à

l’école beaucoup de collègues. Engagé comme je l’étais dans le groupe de

théâtre scolaire, j’avais des possibilités variées de rencontres avec des

garçons et des filles. Toutefois, le problème n’était pas celui – là. Pendant cette période, j’étais surtout pris par la passion de la littérature,

en particulier dramatique et pour le théâtre ».

Dans ce récit, Jean-Paul II choisit de « s’abandonner avec liberté au fil

des souvenirs, sans intention documentaire ». Il ne cache d’ailleurs pas ses

émotions, autant que des extraits puissent en donner une idée. Par exemple,

celle de surprendre son père, veuf, en prière pendant la nuit. Ou encore,

le souvenir, presque physique qui a marqué « toute son existence sacerdotale » : la prostration le jour de l’ordination.

Expérience d’ouvrier

Le pape raconte également ses souvenirs d’ouvrier dans les mines de la

société « Solvay », où il s’était engagé pour « éviter la déportation en travail obligatoire en Allemagne ». Il se souvient de la mort accidentelle,

sous ses yeux, d’un ouvrier. Une expérience « non pas de prêtre ouvrier,

mais de séminariste ouvrier » qui lui a donné une grande proximité avec le

monde ouvrier: « J’ai su ce que fatigue physique voulait dire (…). J’ai

connu l’ambiance de ce milieu, les familles, les centres d’intérêts, la valeur humaine et la dignité des ouvriers ».

Puis, très vite arrive la terreur de la guerre. Un ami séminariste clandestin qu’il voit souvent à la messe du matin, disparaît, enlevé par la

Gestapo. Une période « d’apocalypse » dont le jeune Wojtyla sort indemne mais

avec la conscience d’avoir été préservé « par la Providence » et dont il tire

également « une dette » vis-a-vis des milliers de victimes qui se sont sacrifiées « sur le grand autel de l’histoire et qui ont contribué à la réalisation de ma vocation sacerdotale ».

Une vocation sacerdotale dont l’histoire est « surtout connue de Dieu ».

Jean-Paul II reconnaît toutefois que les événements dramatiques de la guerre l’ont « éloigné progressivement de ses projets précédents », à savoir le

théâtre. « Dans le même temps, une lumière se manifestait de plus en plus:

le Seigneur voulait que je devienne prêtre. Je l’ai perçu un jour avec une

grande clarté ».

Il raconte ensuite ses premiers pas à Rome, la vision de Pie XII sur la

chaise à porteur et la dramatique existence de l’Eglise polonaise, marquée

par deux totalitarismes, « le régime nazi » et la « dictature communiste » :

« J’ai pu les connaître pour ainsi dire de l’intérieur. Il est donc facile

de comprendre ma sensibilité pour la dignité de toute personne humaine, et

pour le respect de ses droits, à commencer par le droit à la vie ».

Dans ce livre, le pape s’adresse ainsi à tous les prêtres qui « vivent

une période de difficulté, ou de crise de leur vocation ». Je voudrais,

ajoute-t-il, que « mon témoignage personnel puisse vous aider et vous inviter à la fidélité ». (apic/imed/pr)

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