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Conseil presbytéral du diocèse (081196)
de Lausanne, Genève et Fribourg
La question des «sorties d’Eglise» revient sur le tapis
Villars-sur-Glâne, 8novembre (APIC) Les membres du Conseil presbytéral du
diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg, réunis jeudi à Villars-sur-Glâne,
près de Fribourg, ont acceuilli pour la première fois Mgr Pierre Farine,
nouvel évêque auxiliaire. Une nouvelle discussion a eu lieu sur le problème
des «sorties d’Eglise», dont l’approche est très différente selon que l’on
habite Fribourg, Neuchâtel, Genève ou Lausanne.
Mgr Farine a expliqué aux prêtres présents ses premières découvertes depuis sa nomination d’évêque. Le presbytérium: «J’ai touché du doigt sa force spirituelle, très présente et active dans le diocèse». Le contact avec
les médias: «Ce fut une douche écossaise!: je n’avais jamais été de l’autre
côté. J’ai été impressionné de découvrir ce monde, avec des gens très compétents, d’autres moins. On ne prend pas assez compte de l’impact des médias pour notre tâche d’évangélisation». Rome: «J’y suis passé pour me présenter. J’ai rencontré des gens très préoccupés des problèmes de l’humanité, de la vie du monde et comment y présenter Jésus-Christ ressucité».
Mgr Grab: «Eviter à tout prix une déclaration d’apostasie»
Dans la discussion sur «les sorties d’Eglise», Mgr Amédée Grab, évêque
du diocèse, a répété ce qu’il avait dit à l’Assemblée ecclésiastique fribourgeoise: On ne peut identifier «sortie de l’Eglise» et «sortie de la corporation ecclésiastique»; mais on ne peut pas dissocier l’obligation de
payer l’impôt ecclésiastique et celle de s’acquitter de son devoir de contribuer financièrement aux besoins de l’Eglise. Sa conclusion: il importe
de rechercher la solution la meilleure possible puisque la solution idéale
n’existe pas. Il faut aussi rendre l’Eglise désirable. Le dialogue pastoral
est nécessaire, même si parfois on a à faire à des personnes irascibles. Il
faut éviter à tout prix que celui qui quitte la corporation ecclésiastique
ne doive signer une déclaration d’apostasie.
Une pratique différenciée selon les cantons
Le tour d’horizon des délégations cantonales illustre bien sur ce sujet
la disparité de pratiques dans un même diocèse. Dans le canton de Vaud où
les chrétiens paient leur contribution sans trop s’en rendre compte, avec
leurs impôts ordinaires, les demandes de sorties d’Eglise sont presque exclusivement dues à des adhésions à des sectes, Témoins de Jéhovah en tête.
Michel Pillonel regrette cet automatisme fiscal: «il est moins facile de
sensibiliser les chrétiens à leur devoir fiscal».
A Genève, il n’y a aucune obligation. 80% des catholiques ne versent aucune contribution d’Eglise. «Ca ne signifie pas qu’ils ont tous quitté
l’Eglise, commente l’abbé André Kolly. On est baptisé pour entrer dans
l’Eglise, pas dans une paroisse!. Celui qui ne paie pas, on peut lui reprocher sa pingrerie. Mais on ne peut l’exclure de l’Eglise». Même situation à
Neuchâtel où le manque d’argent est aussi compris comme une question posée
à l’Eglise quant au fonctionnement de ses structures, à la taille de ses
bâtiments. Une demande sacramentelle, un mariage, un baptême, n’est pas
conditionnée par le paiement de la contribution: «Même si on demande combien ça coûte, on parle évidemment de cette contribution volontaire qui
doit être versée dans la caisse cantonale et non dans celle de la paroisse.
(apic/ys/ba)
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