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Vietnam: Les chrétiens demeurent sous surveillance (311296)

Fin de la visite «ad limina» des évêque vietnamiens à Rome

Rome, 31décembre (APIC) Au Vietnam, les chrétiens, et surtout leurs pasteurs demeurent «sous surveillance». A la suite de la visite «ad limina»

des évêques du Vietnam à Rome, Mgr Barthélémy Nguyên Son Lâm, évêque de

Thanh Hoa, a fait le point, au micro de Radio Vatican, sur les relations

entre son pays et le Saint-Siège.

Les catholiques ne représentent que quelques 8% de la population du

pays: il est assez facile de les «surveiller». Surtout leurs pasteurs: sur

les 22 évêques que compte le pays, 14 seulement ont reçu la permission de

se rendre à Rome pour la visite «ad limina», qui a lieu tous les cinq ans.

La liberté de culte concédée par le régime communiste est en effet

relative. Et les relations entre le Saint-Siège et le Vietnam ne sont pas

encore, «normalisées».

«Quand les relations seront normalisées, tout sera normalisé», espère

Mgr Son Lâm. A cet effet, une délégation du Saint-Siège a pu se rendre au

Vietnam en octobre dernier. Mgr Son Lâm se montre positif: «Il semble qu’il

y ait quelque progrès, du fait que les relations se poursuivent: c’est déjà

un succès».

Mais des «obstacles» pourraient interrompre ces relations, avoue le prélat. Des difficultés ont en effet surgi à propos de la nomination des évêques. «Il existe, explique l’évêque de Thanh Hoa, un accord entre le gouvernement Vietnamien et le Saint-Siège, selon lequel les nominations doivent obtenir l’approbation du gouvernement. Il est arrive qu’elles soient

annoncées avant d’avoir recu l’accord du gouvernement». C’est ce qui a provoqué des «difficultés».

Pour ce qui est de la vie quotidienne des paroisses, Mgr Son Lâm

reconnaît que les fidèles ont la liberté de se rendre quotidiennement à la

messe, de recevoir les sacrements, d’être catéchisés, et de prier en commun

en famille.

Il n’en est cependant pas de même au-delà des paroisses. Dans les diocèses en effet, il existe un ’numerus clausus’. «Les entrées au séminaire ou

dans les couvents sont encore très limitées».

Une autre dfficulté touche l’exercice de la charité. Certes, on peut

toujours «témoigner de la charité envers le prochain», rappelle l’évêque.

Mais selon les dispositions gouvernementales, il appartient aux autorites

locales de prendre en charge les «questions sociales», et non pas à l’Eglise qui ne peut donc pas avoir d’oeuvres charitables. En outre, les ressources des diocèses sont d’abord investies dans la reconstruction.

Reconstruction «de l’Eglise et du culte», précise l’évêque, «de façon à

ce que les fidèles trouvent leur place dans l’Eglise».

Dans l’Eglise locale, on organisera des pèlerinages pour celébrer le Jubilé de l’an 2000. En quatre ans, des changements peuvent survenir, de sorte que «des Vietnamiens puissent aussi se rendre à Rome pour assister aux

celébrations spéciales dé l’année jubilaire», espère Mgr Son Lâm. (apicimed/mp)

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