apic/Vietnam/un siège pour la conférence épiscopale/Vive réaction du Comité
Vietnam: construction à Hanoï d’un édifice qui sera le siège de la
conférence épiscopale =
Hanoï, 24 décembre 1996 (CIP)
Le cardinal Pham Dinh Tung et Mgr Ngiuyen Son Lâm, respectivement président
et secrétaire de la conférence épiscopale du Vietnam, ont écrit aux
catholiques vietnamiens du monde entier pour demander leur aide pour la
construction à Hanoï d’un bâtiment destiné à devenir le siège de la
Conférence épiscopale.
La somme nécessaire à la construction est estimée à un million de dollars,
dont une bonne partie servira à acquérir le terrain. Ces derniers temps, le
prix des terrains à bâtir a atteint des sommes élevées dans la capitale du
Vietnam.
Jusqúici, les réunions annuelles des évêques se tenaient à l’évêché de
Hanoï. Une situation qui n’était pas normale, selon les signataires, pour
qui l’Eglise du Vietnam se devait de construire des bâtiments spécialement
réservés à un organisme qui représente tout l’Eglise du Vietnam.
Il existe à Hô Chi Minh-Ville un Centre catholique construit avant 1975,
dont les bâtiments spacieux et bien agencés auraient pu accueillir
l’assemblée des évêques. Mais le gouvernement n’a jamais autorisé, sauf une
fois, les évêques à tenir leurs assises dans l’ancienne Saïgon. A Hanoï, où
se tiennent leurs assemblées, ils logent dans une maison d’hôtes située
près de l’archevêché, dans des chambres à deux lits.
L’annonce du projet a suscité immédiatement une vive réaction du Comité
d’union du catholicisme à Hô Chi Minh-Ville. L’auteur d’un article intitulé
«Un million de dollars», qui signe Nguyen Thanh Long, reproche d’abord à ce
projet d’être peu conforme à l’esprit de pauvreté évangélique. Lors de la
dernière cène, fait-il remarquer, le Christ s’était contenté de réunir ses
apôtres dans une salle d’emprunt.
Nguyen Thanh Long s’étonne surtout qúune décision qui concerne au plus haut
point l’Eglise du Vietnam ait été complètement passée sous silence sur
place. Non seulement les chrétiens du Vietnam n’ont pas été appelés à
contribuer au projet, mais ils n’ont même pas été informés de son
existence. L’auteur rappelle que, dans l’Eglise du Vietnam, le rôle
principal appartient à ceux qui vivent sur place, d’autant plus, ajoutet-il, que dans leur dernière lettre commune, les évêques ont appelé les
fidèles à la coresponsabilité. (cip-eda)
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