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apic/Accord catholiques-arméniens

Rome: Accord historique entre l’Eglise (131296)

catholique-romaine et l’Eglise apostolique arménienne

Rome, 13décembre (APIC) L’accord solennellement signé au Vatican vendredi

13 décembre entre l’Eglise catholique romaine et l’Eglise apostolique Arménienne, a un poids vraiment historique. Il met fin en effet à quinze siècles d’une querelle théologique sur la nature humaine du Christ. Il pourrait en outre avoir des conséquences directes dans la négociation sur le

statut de la ville de Jérusalem, laissait-t-on entendre, de bonne source,

au Vatican.

La communauté arménienne est en effet fortement présente dans la vieille

ville de Jérusalem. Et « moins de divisions parmi les chrétiens en ce lieu

ne fera que favoriser une négociation unie sur le statut de Jérusalem », indiquait vendredi un haut responsable du Vatican.

Le Vatican ne perd pas une occasion de rappeler son attachement à une

négociation sur le sort de la ville de Jérusalem, qu’il considère comme un

patrimoine de l’humanité, espérant aboutir, pour la zone historique et religieuse, à un statut juridique particulier, internationalement reconnu et

garanti. Ce dont le gouvernement israélien ne veut à aucun prix.

Accord théologique sur la double nature du Christ

La « déclaration commune » signée par Jean-Paul II et le catholicos de

tous les Arméniens, Karékine Ier, ne porte pas sur la question de

Jérusalem. Elle concerne une querelle théologique sur la nature du Christ,

née au Concile de Chalcédoine en 451, qui a défini la nature humaine et

divine du Christ en une seule personne. Des Eglises, dont l’Eglise

arménienne, inspirées par la théologie monophysite, soutenaient au

contraire l’unicité de la nature divine du Christ.

La déclaration signée au terme de la visite de Karékine Ier à Rome met

définitivement un terme à cette divergence, l’Eglise catholique et l’Eglise

arménienne étant parvenues à un accord théologique sur la question.

« Nous avons vraiment besoin les uns des autres », a observé devant Karékine Ier et la délégation arménienne un Jean-Paul II, visiblement très heureux. Evoquant les « martyrs innombrables » de cette Eglise, le pape a assuré

l’Eglise arménienne du total soutien de l’Eglise catholique devant « la tâche nouvelle et immense » qui l’attend, dans « le plein respect de la vie

propre et de l’identité » de cette Eglise. Jean-Paul II a précisé à cet

égard: « Nous devons étudier ensemble comment une plus étroite collaboration

pourra aider à la reconstruction de l’Eglise et apporter un soutien au peuple d’Arménie, qui doit désormais apprendre à se servir dignement de sa liberté retrouvée. »

Le catholicos Karékine Ier a également dit sa joie de voir se conclure

les querelles du passé, par un nouveau « point de départ » en vue d’une collaboration plus active entre les deux Eglises. Il a remercié chaleureusement le pape de l’aide apportée par l’Eglise catholique lors du tremblement

de terre qui avait frappé l’Arménie en 1988.

La déclaration précise que « la communion existe désormais entre les deux

Eglises » et exprime « l’espoir et l’engagement que la pleine communion entre

les deux Eglises soit un facteur de motivation pour des contacts futurs ».

(apic/imed/mp)

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