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Zaïre: Le groupe Amos ne permettra pas
qu’on efface la date tragique du 16 février 1992
Kinshasa, 8décembre (APIC) « Armés de la foi qui soulève les montagnes,
nous serons invincibles »: à la veille du 5e anniversaire de la « marche de
l’espoir » du dimanche 16 février 1992, organisée pour réclamer la
réouverture de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le Groupe Amos
invite, comme chaque année depuis, à une commémoration en solidarité avec
« ceux qui sont tombés ce jour-là sous les balles des ennemis de notre
peuple, sacrifiés pour nos libertés, notre dignité et celle des générations
futures ».
Dans un message aux autorités politiques et militaires, le Groupe Amos
les avertit que cette marche, comme les précédentes, sera non-violente,
« sous le signe des élections que vous avez annoncées pour la première moitié de 1997 ». Des élections qui, pour le peuple, doivent être « une étape
sur le chemin de sa libération », mais qui « ne seront pas organisées selon
les aspirations du peuple, mais selon le schéma et avec le financement des
pays étrangers », ce qui « montre que nous sommes toujours esclaves ».
« Pendant tant d’années que nous avez gouverné notre pays, vous ne
l’avez pas construit, mais détruit. Nous en payons aujourd’hui les tristes
et cruelles conséquences: la situation au Nord et au Sud Kivu en est une
illustration dramatique », ajoute le message.
L’invitation adressée au peuple appelle à persévérer: si la CNS a été
confisquée, « notre passivité, notre peur, notre silence n’ont-ils pas fait
de nous des complices? » Certes, « le système politique inhumain et avilissant qui fait de nous des esclaves est encore en place », mais « armés de la
foi qui soulève les montagnes, nous serons invincibles ».
Un autre message est adressé aux autorités religieuses et aux supérieur(es) de communautés de religieux (-ses). Les félicitant d’avoir écrit
« des lettres et des déclarations courageuses », fait « des analyses pertinentes » et lancé « des appels vibrants pour la justice et la paix », il leur
demande d’être solidaires avec le peuple « aussi sur le terrain », en soutenant et en participant personnellement à la commémoration du 16 février
1997. Ils souhaitent aussi que les médias qu’ils gèrent, comme les radios
Elikya, Nsango Malama et Message de Vie, sensibilisent la population à la
commémoration.
Le Groupe Amos, du nom du prophète de la justice, est très actif à Kinshasa, où il est né en 1988. Il a joué un rôle prépondérant dans l’organisation de la « marche de l’espoir » du 16 février 1992. Les abbés José Mpundu
et Thierry Nlandu en sont les figures de proue. (apic/cip/mp)
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