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Conseil oecuménique des Eglises: changements radicaux en vue (011296)
Projet de restructuration soumis aux Eglises membres
Genève, 1erdécembre (APIC) Le Conseil oecuménique des Eglises (COE) envisage d’apporter des changements fondamentaux à sa structure, entre autres
de mettre en place un nouveau forum oecuménique qui pourrait inclure la
participation de l’Eglise catholique romaine et d’autres Eglises qui ne
sont pas membres du COE.
Le COE est une communauté de 330 Eglises membres qui représentent pratiquement toutes les traditions chrétiennes, à l’exception de l’Eglise catholique romaine. Les changements proposés devraient réduire et simplifier les
structures du COE, et déboucher sur une organisation plus petite, moins co
teuse et plus flexible. Le COE connaît depuis plusieurs années de grosses
difficultés financières.
Ces propositions sont contenues dans un projet de déclaration d’orientation générale – « Vers une conception et une vision communes du Conseil oecuménique des Eglises » (CVC) – adressé aux Eglises membres du COE. Ces réactions des Eglises membres seront prises en compte dans la rédaction du
document qui sera présenté d’abord devant le Comité central, à sa session
de septembre 1997, puis devant la Huitième Assemblée du COE en septembre
1998, à Harare, au Zimbabwe.
L’Assemblée de Harare marquera également le 50e anniversaire du COE, qui
a été fondé en 1948 à Amsterdam.
Ce projet de déclaration d’orientation générale s’inscrit dans un processus qui a débuté en 1989, mais dont l’urgence a été amplifiée par la
grave crise financière qui touche le COE. Un changement radical de la
structure du COE serait la conséquence d’une combinaison des difficultés
financières et de la recherche d’une vision renouvelée de l’oecuménisme.
Selon le projet, « l’action du COE aura pour objectif de fortifier la
communauté entre les Eglises membres, et non pas de développer et d’entretenir une relation comme une fin en soi ».
Postes de présidents supprimés
Parmi les propositions controversées inscrites dans le document figure
la proposition de « renoncer à l’Assemblée °qui a lieu tous les sept ans et
qui est l’instance dirigeante du COE, dans la forme qu’elle a prise jusqu’à
présent, ou trouver d’autres modèles d’assemblée qui pourraient se tenir
dans le cadre du forum ».
Un forum mondial des Eglises et des organisations oecuméniques, « pourrait, précise le document, remplir d’une manière plus efficace et plus complète les tâches utiles de l’Assemblée ». Ce forum pourrait comprendre la
participation de l’Eglise catholique romaine et des organismes évangéliques
qui ne sont pas membres du COE. (Certaines Eglises pentecôtistes adhèrent
déjà au COE).
Selon ce projet, le COE est « bien placé » pour prendre la responsabilité
initiale de l’organisation de ce forum. « On veillera tout particulièrement
à permettre la participation de l’Eglise catholique romaine et des organismes évangéliques et pentecôtistes qui sont des partenaires du seul mouvement oecuménique », souligne le document. Le forum pourrait comprendre des
Communions chrétiennes mondiales, telles que la Fédération luthérienne mondiale ou la Communion anglicane ainsi que d’autres organisations chrétiennes internationales.
Le projet, dit encore le COE, cherche aussi à répondre à ceux qui déplorent que le COE soit devenu trop éloigné de ses Eglises membres en suggérant que les responsables des Eglises membres se rencontrent périodiquement. Selon ces propositions, le rôle du Comité central du COE (156 membres) serait renforcé alors qu’un Comité exécutif de 15 membres assumerait
le rôle de comité de gestion du COE.
Par ailleurs, les postes de présidents du COE – qui n’ont aucune autre
fonction spécifique que celle d’être membres de droit des Comités exécutif
et central – seraient supprimés.
Les propositions formulées dans le document s’efforcent de répondre à
ceux qui déplorent la multiplication inutile d’activités qui sont poursuivies parallèlement et sans grande coordination entre le COE et d’autres organisations internationales d’Eglises liées à des dénominations spécifiques, telles que la Fédération luthérienne mondiale ou l’Alliance réformée
mondiale.
Un certain nombre des propositions contenues dans le document ont été
faites en diverses occasions par le secrétaire général du COE, le pasteur
Konrad Raiser, depuis qu’il a pris ses fonctions de secrétaire général, en
1993. Mais c’est la première fois que ces propositions sont réunies dans un
document officiel du COE. (apic/eni/pr)
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