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apic/Ramadan / Rome

Rome: Fin du Ramadan: message du cardinal Arinze aux musulmans (310197)

Rome, 31janvier (APIC) Les relations entre chrétiens et musulmans « ne cessent de s’élargir et de se consolider », estime le cardinal Francis Arinze,

en charge au Vatican du dialogue interreligieux. Mais le prélat lance cette

année, dans la lettre aux « amis musulmans », écrite à chaque fin du ramadan,

un net appel à la tolérance.

Rappelant qu’Abraham est « un modèle pour notre foi », le cardinal Arinze

nigérian souligne que juifs, chrétiens et musulmans « savent qu’il existe

aussi d’autres croyants et hommes religieux, tous dignes de respect », et

que « la religion ne saurait nous autoriser à adopter, au nom des différences, des attitudes négatives les uns envers les autres ».

Le cardinal appelle de ses voeux « des rencontres plus fréquentes » pour

répondre ensemble aux défis communs posés par la civilisation actuelle, en

particulier « transmettre les valeurs religieuses aux jeunes générations »,

« éduquer les jeunes à respecter la foi de ceux qui ne partagent pas la

leur », « rendre un témoignage commun et crédible devant ceux qui ne croient

pas en Dieu », « nous engager ensemble au service de l’homme, de tout l’homme

et de tous les hommes au nom de notre foi en Dieu ».

Au Vatican, on distingue les relations avec la religion islamique des

relations avec les Etats fondés sur cette religion. C’est ainsi que, sur le

plan religieux, les relations avec l’islam modéré sont régulières. Pour ce

qui est de l’intégrisme musulman, on fait la part des choses. L’exemple le

plus éclairant et le plus paradoxal de ces relations est l’Algérie, où

l’assassinat des moines cisterciens a contribué a rapprocher la minorité

chrétienne de la majorité musulmane modérée de ce pays.

Ce dialogue avec l’Islam n’est pas pour autant aveugle face à la politique d’expansion de l’islam militant, en Afrique notamment, sans parler du

cas extrême que constitue le Soudan. Le Vatican est régulièrement informé

de la situation réelle via les congrégations religieuses et les nonciatures. Face aux Etats, second volet de dialogue, le Vatican défend le principe de la liberté religieuse et le respect réciproque qui doit en émaner. De

ce point de vue, on note depuis la fin de la guerre du Golfe (1991) une activité diplomatique intense du Saint-Siège en direction des Etats islamiques du Moyen Orient et du bassin méditerranéen. (apic/cip/imed/mp)

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