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Allemagne:Polémiques sur le nombre de prêtres homosexuels (280197)
« Ni une honte ni même une faute »
Trèves, 28janvier (APIC) Le pourcentage des prêtres homosexuels en Allemagne suscite une nouvelle fois la polémique dans les milieux d’Eglise. Mardi, le Bureau de presse diocésain de Trèves a vivement réagi au magazine
télévisé « Report », diffusé lundi soir par la chaîne ARD, estimant le nombre
de prêtres catholiques homosexuels à 25% de l’ensemble des prêtres.
Le Bureau de presse a rejeté les affirmations du directeur de l’Institut
de psychologie pastorale de Trèves, Alwin Hammers. Cité dans l’émission de
« Report » diffusée ce lundi, il a estimé le nombre de prêtres homosexuels à
environ 25%. « Ce sont des allégations en l’air, qu’aucune preuve ne vient
étayer; cela contredit de façon flagrante la réalité, comme tout un chacun
qui connaît suffisamment de prêtres, peut le confirmer », lance le Bureau de
presse du diocèse de Trèves.
A Trèves, l’on considère que chaque prêtre catholique, indépendamment de
son inclination sexuelle, est évidemment tenu à vivre dans la chasteté.
Pour le Bureau de presse, ressentir un penchant homosexuel n’est « ni une
honte ni même une faute ».
Notons que la Conférence épiscopale allemande vient de fonder un groupe
de travail intitulé « Prêtres homosexuels ». Elle a chargé Mgr Johannes Kapp,
évêque auxiliaire de Fulda, de la direction de ce nouvel organisme qui doit
examiner comment les diocèses réagissent à l’avenir à l’égard de leurs prêtres homosexuels.
En Allemagne, le débat sur les prêtres homosexuels a pris une tournure
très passionnée depuis que l’évêque de Fulda, Mgr Johannes Dyba, a déclaré
que les « hommes manifestement homosexuels » n’ont pas les aptitudes requises
pour devenir prêtres. Il a encore affirmé que si les prêtres hétérosexuels
échouent une fois par rapport à leur célibat, ils « atterrissent » devant
l’officier d’état civil, tandis que les prêtres homosexuels arrivent la
plupart du temps devant le juge « souvent pour avoir violé la loi sur la
protection de la jeunesse ». Ces déclarations ont été considérées par beaucoup en Allemagne comme discriminatoires et portant atteinte à la dignité
des personnes concernées. (apic/kna/be)
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