le Moyen-âge. Poits de rencontres intellectuelles, économiques et sociales,

Tombouctou, la cité mystérieuse, est connue des lettrés occidentaux depuis

la ville aux 333 mosquées et 333 saints n’a pas fini de parler d’elle.

C’est en effet dans la région de Tombouctou ( à plus de 200 km au nord de

Bamako) que quelques milliers de personnes revendiquent leur appartenance

à la communauté de Banu-Israël. Après les fallachas d’Ethiopie, voici

des juifs, qui sont noirs et Maliens. La presse malienne et

internationale, se basant sur les études d’historiens et de chercheurs,

n’arrêtent pas de trouver ce fait insolite, mais

Ils se croyaient « Arma », c’est à dire descendants de Marocains et des

janissaires européens qui à la fin du 16e siècle avaient envahi et détruits

le dernier des grands empires, ccelui des Songhoi. Ils se découvrirent

finalement « Al Yhudi » (singulier de Yahoud, juifs en arabe), c’est à dire

de

véritables juifs maliens. Certains avec fierté, d’autre avec quelque

embarras. Ils vivent dans la région de Tombouctou, essentiellement à à

Tinderma dans la zone qu’on appelle la Koumira, entre Diré et Tounka, selon

l’historien qui les a « découverts », Ismaël Diadié Haïdara. Ils sont environ

un millier, mais plusieurs de leurs parents vivent à Tombouctou, mais aussi

à Bourem, à Gao, Bamba ou encore à Bamako. A Bourem comme à Bamba, ils

cultivent l’orge, le blé et le tabac, ce qui les distinguent des autres

paysans. Mais d’autres signes les distinguent de la population.

Ils se reconnaissent comme juifs et lors d’une réunion, en juillet 1995

avec Ismaël Daiadié Haïdara, ils ont révélé et revendiqwué leur identité.

Dans un manifeste publié un an plus taerd, ils proclamaient: « Le moment est

venu de nous souvenir de ce temps, un des plus difficiles de notre

histoire (…) Il nous appartient de remonter le cours des années, de

génération en génération et de rappeler nos origines isaélites que nos

pères ont gardé en silence et d’assumer notre origine ». C’est dans ce but

qu’a été fondée Zakhor, l’Association tombouctienne da’mitié avec le monde

israélite.

Boubacar Touré, descendant du dernier Cadi de Gao est fonctionnaire dans

cette ville. Il connâit depuis longtemps l’existence des juifs maliens. il

relève un autre signe de distinction. « Ils sont les seuls Maliens à se

marier entre eux, entre parents très proches. Ce que l’islam ne permet pas,

parce que considéré comme proche de l’inceste ».

Autre particularité juive: on a découvert sous le sol de Gao les

soubassements de vieilles maisons construites en pierre de taille. En

matière d’hbaitudes alimentaires, les juifs seraient aussi à l’origine des

maïchis, fruits des bourgous( plantes fourragères qui ne poussent que sur

les rives du fleuve Niger, qui une fois séchés, écrasés et mélangés avec

de l’eau donnent une boisson fermentée très sucrée.

Par ailleurs les membres de la communauté juive continuent de donner des

noms juifs à leurs enfants, chantent encore des cantiques en hébreu

largement déformé. leurs chefs valident leurs actes écrits en signant d’une

étoile de David. En 1963, près de Tinderna un conflit a failli dégénérer:

des pêcheurs bozos avaient voulu construire un village sur un vieux

cimetière enfoui des « Al Yahudi » qui s’y sont opposés farouchement.

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