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Oecuménisme: «Appel suppliant» à la reprise (210197)

du dialogue effectif entre catholiques et orthodoxes

Dix conditions pour un dialogue fructueux

Bruxelles, 21janvier (APIC) A l’occasion de la Semaine annuelle de prière

pour l’Unité des Chrétiens, un appel commun pour la continuation du dialogue entre l’Eglise catholique-romaine et l’Eglise orthodoxe a été lancé de

l’abbaye bénédictine de Chevetogne (Ciney), en Belgique, par une dizaine de

personnalités des deux Eglises, auxquels se sont joints le Père abbé Michel

Van Parys et la communauté des moines de Chevetogne.

Cet «appel suppliant» s’adresse aux autorités des deux Eglises. Il déplore que le dialogue officiel, quoique non rompu, soit de fait interrompu

depuis quatre ans. Il énonce ensuite «dix conditions pour un dialogue fructueux», à commencer par «un climat de confiance et d’estime réciproques, à

tous les niveaux».

Le texte est le fruit d’une réunion tenue à Chevetogne le 8 octobre 96.

Parmi les signataires orthodoxes figurent notamment le Père B. Bobrinskoy,

doyen de l’Institut St-Serge à Paris, ainsi que le professeur J. Tchekan,

fondateur et ancien directeur du Service Oecuménique de Presse, à Paris.

D’autres personnalités, orthodoxes et catholiques, sont désormais invitées

à se joindre aux premiers signataires.

Depuis 1980, quinze Eglises orthodoxes autocéphales, c’est-à-dire au

gouvernement propre, sont en dialogue officiel avec l’Eglise catholique-romaine. Après avoir réussi à se mettre d’accord sur d’importants sujets, les

soixante délégués des deux Eglises qui se retrouvent au sein de la Commission mixte de dialogue ne se ne se sont plus rencontré depuis 1993.

Cette année-là, la Commission réunie à Balamand au Liban s’était penchée

sur un sujet délicat: le lien avec Rome des communautés grecques-catholiques, dites «uniates», souvent soupçonnées voire accusées par les orthodoxes de pratiquer à leur encontre un «prosélytisme» catholique de mauvais

aloi.

Un oecuménisme aux pieds de plomb

A Balamand, seules sept Eglises orthodoxes sur quinze étaient représentées. Les absences, il est vrai, pouvaient invoquer des raisons diverses:

depuis les empêchements réels jusqu’au manque d’enthousiasme. Depuis, des

points de vue ont évolué au sein des Eglises orthodoxes. Celles-ci ont aussi fait reproché à l’Eglise catholique une sorte de «double langage»: dans

les déclarations du Vatican, une option résolue en faveur du rapprochement

avec l’orthodoxie; mais sur le terrain concret des diocèses, une persistance de la méfiance et une marche vers le dialogue avec des pieds de plomb.

C’est ce blocage du dialogue qui provoque l’appel adressé le 18 janvier

aux autorités des deux Eglises par des orthodoxes et des catholiques. Les

signataires insistent: «Le dialogue en vue de retrouver la pleine communion

n’est pas un luxe, c’est une exigence de l’Evangile.» «Nous avons besoin

les uns des autres pour répondre aux défis de la société où nous vivons.»

D’où l’insistance première sur une attitude «d’humilité, de sincérité et

de pardon» pour recréer «un climat de confiance et d’estime réciproques» et

une demande que le dialogue officiel s’accompagne du «dialogue de l’amour»

et d’un maximum de concertation. (apic/cip/mp)

Le texte intégral de l’appel est reproduit en document à la fin de ce bulletin APIC .

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