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apic/Décès de l’ancien évêque de Namur

Belgique: Décès de Mgr Robert-Joseph Mathen, 28e évêque de Namur (200197)

Il restera l’évêque du « Tous responsables »

Bruxelles, 20janvier (APIC) Mgr Robert-Joseph Mathen, 28e évêque de Namur

(1974-1990), est décédé dimanche soir des suites d’une pneumonie à l’âge de

80 ans. Mgr Mathen a présidé pendant plus de 16 ans aux destinées du diocèse de Namur. « Pour beaucoup, souligne le Conseil Interdiocésain des Laïcs

dans un télégramme envoyé lundi à l’évêché, « il restera l’évêque du dialogue, de la participation, du « tous responsables » et de l’expérience de la

pratique démocratique en Eglise dont l’assemblée de Nassogne fut le reflet ».

La nomination de Mgr Mathen à la tête du diocèse de Namur en 1974 avait

suscité un grand enthousiasme dans les deux provinces de Namur et de Luxembourg qui composent ce diocèse.

Pendant les premières années de l’épiscopat de Mgr Mathen, d’importantes

rencontres au sein du diocèse associent les différentes forces vives pour

repenser les réalisations en cours, mais aussi ouvrir les perspectives. On

s’intéresse notamment aux jeunes et à l’évangélisation, aux fonctions et

aux services, à la catéchèse des adultes, à la pastorale paroissiale.

Tous responsables

Une lettre pastorale publiée par Mgr Mathen en novembre 1977 donne le

sens de tous ces efforts: « Tous responsables », annonce l’évêque, qui plaide

pour « la relance de l’action pastorale dans le diocèse ». Pour Mgr Mathen,

l’enjeu est double: « D’abord établir et organiser des secteurs pastoraux,

ensuite favoriser le travail en groupe ou en équipe d’Eglise en vue de former progressivement de vraies communautés d’Eglise ».

Une assemblée qui engage

Au moment de la visite du pape Jean-Paul II en Belgique, en mai 1985, le

diocèse de Namur vit depuis plusieurs mois dans une nouvelle phase de concertation et d’approfondissement. Une vaste consultation est lancée dans

tous les milieux et toutes les régions du diocèse pour préciser un projet

pastoral qui soit vraiment l’affaire de tous. Une grande assemblée diocésaine se tient ainsi à Nassogne en octobre 1985. Ce n’est pas la première

assemblée, mais c’est la première qui réunit trois cents participants (dont

plus de deux tiers de laïcs), qui ont vraiment été délégués à partir de la

base. A Nassogne, des priorités sont votées et soumises à la ratification

de Mgr Mathen.

« C’est la première fois qu’on nous demandait notre avis sur les orientations de tout un diocèse », diront des participants. « Notre évêque nous a

fait confiance. Et nous avons tenu à lui répondre. Car nous savons qu’il

tiendra compte de nos propositions dans les décisions qu’il prendra demain. »

L’assemblée diocésaine de 1985 fut, selon ses propres termes, « un événement qui engage l’avenir ». Mgr Mathen ne s’est pas seulement réjoui du travail accompli jusque là. Il n’a cessé ensuite d’encourager les chrétiens du

diocèse à concrétiser les orientations prises. « J’attache beaucoup d’importance à l’approfondissement des moyens concrets: c’est là que se vérifiera

la sincérité de notre engagement », écrivait-il au lendemain de l’assemblée

de Nassogne.

Dans le dernier message de carême qu’il adressait en 1990 aux fidèles,

il revenait sur une autre priorité retenue par l’assemblée de Nassogne :

l’attention aux plus pauvres. « Notre Eglise ne sera crédible, écrivait-il,

que si elle est ouverte aux pauvres. » (apic/cip/ba)

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