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Rome: Semaine de l’Unité des chrétiens: (200197)
L’optimisme du cardinal Edward Cassidy
contraste avec les propos de Bartholomée Ier
Rome, 20janvier (APIC) Tandis que se déroule la semaine de prière pour
l’unité des chrétiens (18-25 janvier), l’optimisme du cardinal Edward Idris
Cassidy, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des
chrétiens, contraste avec les propos du Patriarche de Constantinople Bartholomée Ier qui n’espère un véritable progrès que «si une solution est apportée au problèmes des uniates», a-t-il déclaré lundi au journal catholique «L’Avvenire».
La semaine de prière pour l’unité des chrétiens se conclura à Rome le 25
janvier par une célébration commune à St Paul Hors les Murs avec Jean-Paul
II et le Catholicos des Arméniens de Cilicie, Aram Ier, en visite officielle à Rome.
«Nos Eglises pourront renouer un dialogue normal» à la condition qu’une
solution soit apportée au problème de l’uniatisme, déclare dans le quotidien catholique italien «L’Avvenire» de lundi le Patriarche Bartholomée. Ce
problème se pose spécialement en Ukraine, où subsiste une Eglise gréco-catholique, de rite oriental non latin, dans une zone à dominante orthodoxe.
Sur Radio Vatican, le Cardinal Cassidy, qui ne nie pas cette difficulté,
retire de ses deux dernières rencontres (janvier et décembre 1996) avec le
Patriarcat orthodoxe de Moscou l’impression «d’un nouvel esprit de collaboration et de compréhension». Et sur un autre plan, avec les luthériens, il
pense que la déclaration commune sur la justification – une des causes historique de la rupture protestante – devrait voir le jour en 1997.
«Cette année 1996 a donné un résultat vraiment positif pour le cheminement oecuménique, même si des difficultés subsistent comme toujours», conclut-il. Parmi ces difficultés, le cardinal mentionne la rencontre manquée,
en 1996, de la commission de dialogue entre l’Eglise catholique et l’Eglise
orthodoxe. Pour Mgr Cassidy, ce sont des difficultés internes de l’Eglise
orthodoxe qui n’ont pas permis une préparation suffisante pour que cette
réunion puisse se tenir.
La primauté du pape
Le Patriarche Bartholomée Ier ne le nie pas: les Eglises orthodoxes ne
sont pas toutes d’accord entre elles sur la façon de résoudre le problème
posé par l’uniatisme. «Les orthodoxes, précise-t-il, ont accepté de tolérer
une situation ecclésiologique anormale en attendant que les Eglise uniates
comprennent enfin où elles situent.»
Interrogé sur ses rapports avec le pape, le Patriarche répond: «Il m’est
souvent arrivé de parler de notre grand frère Jean-Paul II, l’évêque de la
première Rome avec qui nous sommes en communion d’amour, mais j’ai toujours
précisé que nous ne pourrons avancer vers l’unité que dans la crainte de
Dieu, dans la sincérité et dans la prudence. Nous devons réfléchir ensemble
sur le vrai sens de la profession de foi de Pierre à Cesarée. Comme Patriarche, j’ai souligné la nécessité de l’auto-critique et d’un repentir incessant, en ajoutant qu’il ne s’agit pas de dénoncer celui qui s’est trompé
en premier, ou de dire combien il s’est trompé. Pour nous la question fondamentale est celle du salut du monde.»
Sur la question de la primauté du pape, le Patriarche pense que «le mandat du Christ à Simon Pierre concerne chaque évêque et tous les évêques unis selon le principe de la synodalité. Si l’Eglise de Rome, fondée sur les
apôtres Pierre et Paul, a reçu une charge de sollicitude, une présidence
dans la charité entre les Eglises locales, elle n’a pas reçu la charge de
gouverner l’Eglise. Avant le schisme, l’évêque de Rome était le «Primus inter Pares», en pleine interdépendance avec tous les évêques , qui sont collégialement successeurs des apôtres». (apic/imed/ba)
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