apic/Excommunication du P. Balasuriya
Sri Lanka: Le Père Balasuriya, excommunié, (090197)
se défend d’avoir dévié de la foi catholique
Paris, 9janvier (APIC) « Aucun tribunal judiciaire n’a établi que ce que
j’ai écrit dévie de la foi catholique », a déclaré le théologien sri-lankais
Tissa Balasuriya, après la notification par la Congrégation pour la doctrine de la foi de son excommunication « latae sententiae ».
La notifification vaticane datée du 2 janvier et signée par le cardinal
Ratzinger, préfet, et par Mgr Bertone, secrétaire, après avoir été approuvée par le pape, précise que le théologien asiatique ne peut plus être considéré comme un théologien catholique et qu’il encourt l’excomunication
« latae sententiae » c’est-à-dire automatiquement, sans qu’il soit besoin
d’une décision expresse de l’autorité compétente.
La condamnation « viole gravement mes droits de catholique et d’être humain », a déclaré le théologien dans un dossier à paraître dans la revue
catholique constestataire française « Golias ». Les Editions Golias publieront en outre prochainement en français le livre « Marie et la libération
humaine », qui vaut aujourd’hui au P. Balasuriya l’excommunication.
Le religieux Oblat de Marie Immaculée ajoute: « Maintes fois, j’ai écrit
à toutes les autorités que j’étais disposé à me corriger publiquement, devant un tribunal équitable, si l’on prouvait mon erreur en regard de la
science théologique contemporaine. »
Si l’oblat sri-lankais n’a pas signé la profession de foi que Rome lui a
soumise, c’est, dit-il, parce qu’elle était « sinistrement incomplète et potentiellement déviante dans ses citations du concile Vatican II », en omettant « étrangement » toute citation se référant « au salut ouvert aux personnes d’autres religions et à tous les hommes de bonne volonté ». Elle contenait en outre, ajoute-t-il, « des éléments qui ne sont pas nécessairement
définis comme faisant partie de la doctrine catholique », par exemple le
fait que « l’Eglise n’a aucune autorité pour conférer l’ordination sacerdotale aux femmes ».
Mise en doute de la divinité du Christ
En 1994, la Commission théologique de la Conférence des évêques du SriLanka avait estimé que l’ouvrage en question du Père Balasuriya « minimise
la tradition de l’Eglise catholique et la valeur de la foi, présentant la
doctrine du péché originel d’une manière qui met en doute la divinité du
Christ, sa mission de salut et le rôle de la Vierge Marie dans l’histoire
du salut. »
La Congrégation pour la doctrine a confirmé cette appréciation dans sa
notification du 2 janvier. Le religieux « ne reconnaît pas le caractère surnaturel et unique de la révélation de Jésus-Christ, en plaçant ses présupposés sur le même niveau que ceux des autres religions, (…) Jésus est
présenté simplement comme un enseignant suprême (…) dont la filiation divine n’est jamais explicitement reconnue et dont la fonction salvifique est
mise en doute. » « En conséquence, l’auteur arrive à nier les dogmes marials.
La maternité divine de Marie, son Immaculée Conception et sa virginité et
son Assomption ne sont pas reconnus comme des vérités découlant de la Parole de Dieu. » (apic/cip/cx/mp)
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