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Rome: message du Nouvel an de Jean Paul II
«Paix et pardon sont indissociables»
Rome, 2janvier (APIC) «Paix et pardon constituent un binôme indissociable». Le pape Jean-Paul II a rappelé, dans son homélie du 1er janvier, le
message de pardon qu’il lance au monde à l’occasion de la Journée mondiale
de la Paix. Il invite chacun à commencer l’année par un geste de réconciliation.
Le pape a souligné le lien nécessaire existant entre la paix et le pardon. «Le pardon est nécessaire, pour faire éclore la paix dans le coeur de
chaque croyant et de chaque personne de bonne volonté!»
Il s’agit de cohérence pratique: «Toute personne de bonne volonté désireuse de travailler infatigablement à l’édification de la civilisation de
l’amour doit faire sienne cette invitation: «Offre le pardon, reçois la
paix».«
Mais de quelle paix parle-t-on? L’appel du pape embrasse la paix dans
toutes ses «dimensions», de la plus intérieure et personnelle à la dimension internationale: celle des «consciences», des «familles», et «entre les
nations».
Car l’avenir du monde et du développement en dépendent directement:
«C’est uniquement dans la paix, on le sait, que la grande communauté des
hommes peut se développer de façon authentique». Le pape s’adresse au monde, en parlant en présence des ambassadeurs auprès du Saint-Siège qui assistent à cette première messe de l’année.
D’un regard en arrière sur le siècle, le pape rappelle les guerres et
les souffrances dont le monde et spécialement l’Europe ont été marqués.
Mais c’est pour envisager un avenir de paix. Et d’exprimer ses voeux
pressants pour que «le seuil de l’an 2000 puisse être franchi par tous les
hommes sous le signe de la paix».
La paix: une tâche où l’Eglise est engagée
Jean-Paul II a salué «avec affection» le président du Conseil pontifical
Justice et Paix, le cardinal Roger Etchegaray et ses collaborateurs, les
remerciant pour leur précieuse contribution à la «diffusion du message de
paix que l’Eglise en se fatigue pas de répéter».
Lors de l’Angelus, le pape s’est fait pédagogue dans son invitation au
pardon, un thème «exigeant». «Je le sais bien: il est difficile de pardonner, parfois cela semble tout à fait impossible». Mais Jean Paul II ne recule pas: «C’est le seul chemin» possible. Sinon, s’engage la spirale de la
violence: «Chaque vengeance, et chaque violence réclament d’autres vengeances et d’autres violences», analyse lucidement le pape.
Le pardon est possible avec l’aide de Dieu: «Il est certainement moins
difficile de pardonner lorsque l’on sait que Dieu ne se fatigue pas de nous
aimer et de nous pardonner.» «Qui de nous n’a besoin du pardon de Dieu?»,
interroge le pape.
Marie, Mère de Dieu, que l’Eglise célèbre le 1er janvier, «nous encourage à commencer cette année nouvelle par un geste d’amour, si nécessaire de
réconciliation, avec la résolution de contribuer à l’édification d’un monde
meilleur, à l’enseigne de la justice et de la paix».
Le pape répète «avec foi et espérance» les paroles de saint Paul: «Le
Christ est notre paix! (Ephésiens 2, 14)». Une paix et un salut donné aux
hommes «de toute langue et de toute race». (apic/imed/mp)
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