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Rome: Le recours du théologien srilankais (180297)
Tissa Balassuriya n’est pas recevable
Rome, 18février(APIC) Le recours du théologien srilankais Tissa Balasuriya, contre la notification d’excommunication dont il est l’objet n’est
pas recevable, estime le Vatican.
Selon l’agence de presse italienne «adista», le nonce apostolique au Sri
Lanka, Mgr Oswaldo Padilla a communiqué au théologien que la notification
d’excommunication avait été approuvée personnellement par le pape. Or selon
l’article 333 paragraphe 3 du droit canon «contre une sentence ou un décret
du Pontife Romain, il n’y a ni sentence, ni recours». Le tribunal suprême
du Vatican, dit de la Signature apostolique, ne peut donc pas déclarer recevable un appel du théolgien sri-lankais.
De son côté Tissa Balassuriya continue de réclamer un procès équitable
au cours duquel il aurait l’occasion de défendre son point de vue. «Nul au
sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi n’a jamais pris la peine
de discuter avec moi. La Congrégtion m’a jugé sans me voir et m’a ordonné
de me rétracter faute de quoi je serais puni», expliquait-il dernièrement à
un journaliste de «L’Actualité religieuse».
Le contentieux entre Rome et le religieux Oblat de Marie Immaculée se
concentre autour d’un livre publié en 1990 sous le titre «Marie et la libération de l’homme». La Conférence épiscopale du pays en a jugé le contenu
suspect et a transmis le dossier à la Congrégation romaine pour la Doctrine
de la foi. En 1994, la Congrégation a adressé au Père Balasuriya ses «observations» en onze page le priant de clarifier un certain nombres de
points concerant la divinité du Christ, le dogme du péché originel, le rôle
de Marie dans l’histoire du salut. Le théologien a alors explicité sa pensé
dans un texte de 55 pages envoyé à la Congrégation en mars 1995.
En novembre 95, Rome lui a indiqué que cette réponse était «insatisfaisante» et lui a adressé une profession de foi qu’il devait signer sous peine d’excommunication. Le religieux sri-lankais a refusé de le faire sans
avoir été entendu. Finalement en décembre 1996, le pape Jean Paul II a approuvé la notification de son excommunication «latae sententiae» (automatique). (apic/cic/mp)
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