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apic/Londres/Loi/Confession

Londres: Le gouvernement britannique garantit le secret du confessionnal

Le cardinal Hume a été écouté (180297)

Londres, 18février(APIC) Le gouvernement britannique garantit le secret

du confessionnal. La police ne sera pas autorisée à placer des micros dans

les confessionnaux. L’intervention le mois passé du cardinal Basil Hume,

responsable de l’Eglise catholique romaine d’Angleterre et du Pays de Galles n’a pas été faite en vain.

Le gouvernement britannique a en effet accepté de revenir sur certains

aspects du projet de loi qui aurait donné à la police des pouvoirs plus

étendus, comme de placer des microphones dans les confessionnaux pour enregistrer les conversations.

L’Eglise catholique romaine protège strictement la confidentialité de la

confession. Aucun prêtre n’est autorisé, sous peine d’excommunication, à

rapporter à quiconque, même pas à la police ou à un tribunal, ce qu’un fidèle lui révèle durant la confession de ses péchés.

Le projet de loi sur la police, dont la deuxième lecture a été approuvée

par la Chambre des communes le 12 février, donne à la police des pouvoirs

étendus de «surveillance indiscrète» – plus connue comme «mise sur écoute»,

dans le but d’arrêter des trafiquants de drogues, des ravisseurs, des terroristes et des fraudeurs. Le cardinal Basil Hume, archevêque de Westminster, a écrit le mois dernier au ministre de l’Intérieur Michael Howard,

pour exprimer sa préoccupation concernant la violation du secret du confessionnal en certaines circonstances.

«Un pénitent qui désire se confesser doit être sûr que – quel que soit

son crime – le prêtre ne révélera rien de ce qui a été dit et que l’Etat ne

cherchera pas à enfreindre la garantie du secret absolu», a écrit le cardinal Hume.

Le ministre a annoncé le 12 février que la police avait accepté de ne

pas pratiquer une «surveillance indiscrète» dans les circonstances couvertes par le secret de la confession et que cette garantie serait incluse

dans le code de déontologie attaché à la nouvelle législation.

Le projet de loi – fortement critiqué au point que certaines parties du

texte ont déjà été censurées deux fois par la Chambre des lords – a engendré une certaine préoccupation parmi les défenseurs des droits civiques en

raison des pouvoirs qui pourraient être utilisés contre des médecins, des

avocats et des journalistes. (apic/cip/pr)

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