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Jura:Centenaire de la mort de sainte (100297)
Thérèse de Lisieux au Carmel de Develier
Temps fort de prière et de méditation durant le carême
Develier, 10février(APIC) Un temps fort de prière et de méditation durant
le carême marquera au Carmel de Develier, dans le canton du Jura, le centenaire, cette année, de l’entrée dans la Vie de sainte Thérèse de Lisieux.
Au seuil du troisième millénaire, la petite carmélite, morte de tuberculoise à 24 ans, est toujours présente, aimée et priée dans le monde entier.
Elle a profondément marqué notre époque, en rappelant les vérités simples
de l’Evangile:Dieu est Amour; tout homme est aimé de Dieu. Le Christ a
donné sa Vie afin que nous vivions et que nous donnions notre vie pour nos
frères et soeurs.
1997 est l’année du centenaire de la mort de Thérèse de l’Enfant Jésus.
A cette occasion, le Carmel de Develier invite les fidèles « à vivre le Carême avec la petite Thérèse »: « se laisser retrouver par Dieu le Père, apprendre la voie de l’enfance spirituelle, le chemin de la confiance et du
total abandon ».
Les dimanches 16 et 23 février, 2 et 9 mars, de 16h40 à 18h00, un Père
carme aidera les fidèles à entrer dans cette « petite voie » de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, « où tout, la faiblesse même, nous jette dans l’amour
infini de Dieu », annonce le Carmel. Au programme:vêpres, enseignement,
chants, prière silencieuse… (apic/sic/be)
Encadré
La « petite voie »
Les écrits originaux de Thérèse de Lisieux étonnent par leur simplicité. Le
chemin spirituel qui s’y trouve raconté et proposé n’a rien d’une spiritualité « à la force du poignet », souligne Mgr Guy Gaucher, évêque auxiliaire
de Bayeux et Lisieux, chargé du rayonnement national et international de
sainte Thérèse. Ce n’est rien d’autre que « la petite voie de l’enfance spirituelle », qui fut pour Thérèse l’axe de toute une vie.
Née le 2 janvier 1873 à Alençon, d’un père horloger et d’une mère dentellière qu’elle perd à l’âge de quatre ans, Thérèse Martin avait quatre
ans et demi quand sa famille s’est établie à Lisieux. A dix ans, elle souffre d’anorexie et d’hallucinations, mais le 13 mai 1883, elle a la vision
du sourire de la Vierge et elle guérit subitement. Se développe alors en
elle un sentiment d’union à Dieu, que sa première communion vient encore
renforcer. Elle envisage une vie de carmélite, mais elle est trop jeune. Il
n’empêche: lors d’un pèlerinage à Rome, elle aura l’audace de supplier le
pape Léon XIII de lui permettre d’entrer au Carmel. Faveur accordée: Thérèse devient carmélite à 15 ans.
C’est au Carmel que Thérèse découvre et formule « la petite voie de l’enfance spirituelle »: un chemin de spiritualité tout ordinaire, qui consiste
à s’en remettre à « l’Amour miséricordieux » que Dieu offre en Jésus. Thérèse
se sait aimée et n’envisage rien d’autre que de faire tout avec amour.
« J’arriverai au ciel les mains vides, et c’est Dieu qui les remplira », ditelle dans son acte d’offrande du 9 juin 1895 à l’Amour miséricordieux, un
des sommets de son histoire. La forte spiritualité dont témoignent la vie
et les écrits de cette jeune carmélite, emportée par la tuberculose à l’âge
de 24 ans (en 1897), a été très tôt reconnue dans l’Eglise comme une voie
royale pour tout disciple du Christ.
Comme le montrent les écrits de Thérèse, cette spiritualité de l’ordinaire ne s’éloigne jamais des aspects les plus quotidiens de l’existence.
La sainte carmélite n’a pas été épargnée par les difficultés de la vie et
sa foi a mûri à l’épreuve des doutes qu’elle a longtemps traversés. Cela
n’a pas empêché l’humble religieuse cloîtrée d’être proclamée, 30 ans après
sa mort, patronne des missions (ou de la mission universelle de l’Eglise).
(apic/cip/be)
Encadré
Bientôt « docteur de l’Eglise » ?
Proclamée bienheureuse en 1923 et sainte en 1925, Thérèse de Lisieux pourrait être bientôt la troisième femme au monde à être proclamée « docteur » de
l’Eglise. Plus de cent mille signatures ont déjà été recueillies pour appuyer la demande adressée au pape en ce sens par une centaine d’évêques des
cinq continents. Saluer en la « petite Thérèse » un « Docteur », ce serait proclamer l’éminence de l’enseignement qu’elle propose, tout comme l’Eglise
l’a fait pour la « grande » Thérèse d’Avila et pour Catherine de Sienne, disent les signataires.
Cet enseignement de Thérèse de Lisieux a été recueilli dans son journal
personnel de Carmélite, à la demande de sa soeur aînée, Mère Agnès, prieure
du Carmel. Les cahiers manuscrits de Thérèse furent publiés un an après sa
mort sous le titre « Histoire d’une âme », mais hélas corrigés et déformés
par ses soeurs carmélites, qui y introduirent leur conception personnelle.
Il a fallu plusieurs années pour faire la part des choses et aboutir enfin
à une édition critique des écrits authentiques de la sainte. (apic/cip/be)
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