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ENCADRE
Le système des prisons au Pérou a atteint depuis des années un point critique. La prison de Lurigancho, à l’Est de Lima, a été construite en 1964
pour abriter un maximum de 1’500 prisonniers de droit commun dans 12 pavillons. La prison compte actuellement plus de 5’000 inculpés. Aujourd’hui, le
population carcérale se chiffre à 22’210 personnes, dont 20’405 hommes et
1’805 femmes.
Un système de juges « sans visage » est chargé des cas de terrorisme. Un
système voulu par Fujimori dans le cadre des lois anti-terroriste appliquées en 1992 après la dissolution, par le président, du Congrès lors de
son « auto-coup d’Etat.
Les visages couverts et les voix déformées, les juges ne permettent pas
aux avocats de présenter leurs preuves et les accusés, tout comme les représentants légaux ne peuvent parler que si les juges estiment qu’ils peuvent le faire.
Le leader de MRTA, Victor Polay Campos, purge sa peine dans une petite
cellule à la base navale de Callao. Il peut recevoir la visite d’un membre
direct de sa famille une fois par mois et n’a pas droit au matériel pour
écrire. Il lui est permis de sortir de sa cellule dépourvue de fenêtre 30
minutes par jour. Situation semblable sinon pire à la prison de haute sécurité de Yanamayo, à 3’800 mètres d’altitude dans l’altiplano péruvien, proche de la Bolivie. Des inculpés restent dans des petites cellules de ciment
sans vitres aux fenêtres, alors que la température descend à 0 degré la
nuit. (apic/pr)
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