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Rome:L’enseignement de l’Eglise en matière morale est une (180397)
«règle de foi divine et catholique», affirme Jean Paul II
Un rappel du «Vade-mecum pour les confesseurs»
Rome, 18mars(APIC) L’enseignement de l’Eglise sur la défense de la vie,
la condamnation de l’homicide, le suicide, l’euthanasie, l’avortement, les
rapports conjugaux et la procréation est «une règle de foi divine et catholique», a affirmé lundi Jean-Paul II. Le pape s’exprimait devant les participants d’un cours de formation organisé par la Pénitencerie Apostolique,
l’organisme romain chargé des questions qui regardent la confession, à
l’intention de jeunes prêtres et de séminaristes.
Le pape, tout en admettant que cet enseignement «n’a pas été prononcé
selon les formes solennelles», a jugé bon de rappeler que ce qu’a affirmé
le Concile Vatican II, et qui a été répété ensuite par le Concile Vatican
II, même si cela appartient au magistère ordinaire et universel de l’Eglise, est «une règle de foi divine et catholique quand cet enseignement est
proposé comme une doctrine divinement révélée».
Selon un haut responsable de la curie romaine, cette insistance du pape
à revenir une fois encore sur l’autorité de l’enseignement moral a pour but
de rappeler, sur un plan formel, que les prises de position du magistère
ordinaire de l’Eglise n’ont pas besoin de définition solennelle pour s’imposer comme «règle de foi».
La vérité «sans compromis»
Jean-Paul II a insisté dans son discours pour que cet enseignement soit
«accueilli» par les fidèles non comme «l’imposition» d’une loi de l’Eglise,
mais comme «la réaffirmation claire de la loi divine, tant naturelle que
révélée». Les fidèles doivent comprendre «la motivation profonde de cet
enseignement» et saisir le sens de «la fermeté des dénonciations des
déviations de l’ordre moral».
Le pape déplore en ces matières, et «selon ces critères», une
«prétention» à vouloir opposer les droits de la conscience à la vigueur
objective des lois interprétées par l’Eglise. S’il est vrai, admet-il, qúun
acte accompli avec «une conscience invinciblement erronée» n’est pas
coupable, il n’est reste pas moins tout aussi vrai que cet acte reste
«objectivement un désordre». Rappelant le devoir de chacun de former
correctement sa conscience, il encourage les pasteurs à «annoncer la vérité
sans compromis».
Revenant sur le «Vade-mecum pour les confesseurs» récemment publié par
le Conseil pontifical pour la Famille à propos de différentes questions
touchant la vie conjugale, le pape souligne que ce texte «rappelle la
doctrine immuable de l’Eglise sur l’ordre moral objectif». Ce texte
«souligne l’attitude de compréhension charitable pour tous ceux qui sont
sans guide faute ou suite à une insuffisante perception de la norme morale,
ou qui, conscients de cette norme, chutent par fragilité morale et, touchés
par la miséricorde du Seigneur, veulent se relever».
Jean-Paul II rappelle enfin que le sacrement de la pénitence, «loin de
se réduire à blâmer des comportements qui contredisent la volonté du Seigneur, Auteur de la vie, s’ouvre à un magistère positif et à un ministère de
promotion de l’amour authentique, d’où jaillit la vie». Les pasteurs ne
doivent pas de décourager devant «la difficulté des situations, mais faire
preuve d’inventivité dans la charité pastorale». D’où aussi l’importance de
l’accompagnement des personnes au-delà du moment de la confession, par la
formation, la prière et la vie culturelle. (apic/cip/be)
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