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Thérèse de Lisieux «Docteur de l’Eglise» (180397)

Feu vert du pape? La nouvelle n’est pas confirmée

Rome, 18mars(APIC) Thérèse Martin (1873 – 1897), plus connue sous le nom

de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, ou encore sainte Thérèse de Lisieux,

dont on fête cette année le 100e anniveraire de sa mort, sera le 33e Docteur de l’Eglise, la troisième femme à être reconnue comme telle, et la

deuxième carmélite.

Le pape Jean Paul II vient en effet de donner son feu vert, indique-t-on

de sources sûres mais non encore officielles, pour cette proclamation à laquelle il tient. Et qu’il compte bien faire en cette année du centenaire de

la mort de la sainte normande, lors des Journées Mondiales de la Jeunesse,

qui auront lieu cet été à Paris.

Les mêmes sources indiquent que le pape procédera à la béatification de

Frederic Ozanam (1813 – 1853), professeur d’histoire à la Sorbonne, pendant

la messe qu’il présidera à Notre-Dame de Paris pendant ces mêmes Journées

Mondiales de la jeunesse.

Carmélite à 15 ans, morte à 24 ans, «la plus grande sainte des temps modernes» selon le mot du pape Pie XI en 1925, lors de sa canonisation, est

aussi la patronne universelle des Missions. Mais pourquoi «Docteur»?

Thérèse le disait elle-même avec audace: «Malgré ma petitesse, je voudrais éclairer les âmes comme les prophètes, les Docteurs, j’ai la vocation

d’être apôtre. Je voudrais parcourir la terre, prêcher ton nom, je voudrais

en même temps annoncer l’Evangile dans les cinq parties du monde et jusque

dans les îles les plus reculées». Elle écrivait cela dans son autobiographie qui a justement fait le tour du monde.

Son expérience ne s’adresse pas seulement aux catholiques. Elle a manifesté jusqu’à la fin de sa vie un souci poignant pour les athées et les

non-croyants, expérimentant dans sa vie intérieure tout le trouble de l’absence de Dieu. Un film comme celui d’Alain Cavalier, «Thérèse», en 1986,

montre comment l’expérience de la sainte parle au-delà des frontières visibles de l’Eglise, même si certains théologiens ne manquent pas de grogner

contre ce «docteur d’un nouveau style». Un cardinal français s’était refusé

à signer la demande des évêques pour la proclamation de Thérèse Docteur de

l’Eglise. Mais les rédacteurs du Cathéchisme de l’Eglise catholique avaient

confié leur tâche à l’intercession de la sainte qui disait: «Je n’ai jamais

cherché que la vérité». (apic/imed/pr)

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