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Italie: Mères porteuses: le cardinal Tonini
invite les féministes à donner de la voix (070397)
Rome, 7mars(APIC) « Le mouvement féministe devrait se faire entendre pour
défendre la vraie dignité de la femme », tonne dans les colonnes de
« L’Avvenire » le cardinal Ersilio Tonini, invitant les femmes à se rebeller
contre l’utilisation « sauvage » de l’éprouvette pour la fécondation.
« Non à la « coopérative » de la fécondation ! Non à la fécondation à tout
prix! », s’exclame le cardinal dans le journal de l’épiscopat italien, à
propos du nouvel épisode des « jumeaux-mais-pas-frères » portés ensemble par
une mère qui n’est pas la leur. « L’amour du prochain » ne peut servir de
couverture à n’importe quelle requête des personnes qui ne peuvent avoir
d’enfants, avertit l’ancien archevêque de Ravenne.
On en arrive, selon le prélat, à cette « aberration » qu’est la « fracture
de la famille et de la maternité: « Ces deux enfants appartiendront à deux
mères, dit-il, et il ne m’étonnerait pas que des contestations surviennent
après la naissance. Et si la femme qui a prêté son utérus ne voulait pas
remettre les bébés à leurs parents biologiques ? Le droit civil dit que les
enfants sont fils de la personne qui les a accouchés! A bien des égards,
nous nous trouvons dans une situation « hors normes », d’un point de vue
moral aussi bien que juridique ».
« Tout homme a le droit de naître du père et de la mère qui l’ont engendré physiquement », insiste le cardinal Tonini. C’est pourquoi « il faut dire
un non décisif à l’utérus en location et au prétendu don des ovules et des
gamètes ». Le cardinal entrevoit la naissance d’une génération du doute, ne
sachant de qui elle est issue et atteinte de ce fait de troubles psychologiques très profonds. « Et que dire du clonage dont le refus va de soi ! »
ajoute Mgr Tonini.
Le cardinal exige que la toute lumière soit faite sur les centres où
sont recueillis des ovules d’étudiantes ou les spermes de militaires, fûtce à titre gratuit, car en ce domaine même la gratuité ne justifie pas la
pratique. Alors que les enfants ont le droit de savoir qui sont leurs parents, l’anonymat des donneurs ne permet pas la clarté nécessaire. Autre
exemple: avec la pratique de l’insémination artificielle hétérologue, rien
n’interdit d’imaginer qu’un frère et une soeur puissent s’épouser sans le
savoir: « Pire que le Far-West ! », selon Mgr Tonini. (apic/imed/mp)
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