Espagne: un oecuménisme vivace malgré un passé douloureux (120893)
St-Jacques de Compostelle, 12août(APIC) Jusqu’au milieu de ce siècle,
l’histoire religieuse de l’Espagne n’a guère été favorable à l’oecuménisme.
Avant le Concile Vatican II, les Eglises non-catholiques sont au mieux ignorées, au pire attaquées sytématiquement. C’est le décret sur l’oecuménisme des pères conciliaires qui a permis pour la première fois d’établir des
relations normales entres les Eglises.
En 1860, les protestants espagnols risquent encore la galère ou la
déportation. Seul pays d’Europe à n’avoir pas connu la Réforme, l’Espagne
ignore tout pluralisme religieux jusqu’au milieu du XIXe siècle. C’est en
1868 seulement qu’un décret reconnaît l’existence des protestants à qui il
est désormais permis de « parcourir le pays une Bible sous le bras ».
Constatant les ravages de l’analphabétisme, les Eglises réformées
s’appuyent alors largement sur les écoles pour se développer.
Durant toute la période franquiste, l’Espagne, même si elle tolère
d’autres cultes, n’en demeure pas moins « une et catholique ». Et ce n’est
qu’en 1992, qu’une véritable liberté religieuse a été instaurée.
Ce passé douloureux ne semble pas peser outre mesure sur la vie du
mouvement oecuménique en Espagne, aujourd’hui présent à tous les niveaux.
Les congrès et les séminaires se multiplient. Un guide pratique de
l’oecuménisme a été publié et des traductions oecuméniques de la Bible sont
en cours dans les diverses langues et dialectes du pays. Seule ombre au
tableau, les réticences de certaines Eglises évangéliques qui ne cachent
pas leur hostilité à toute démarche vers l’unité. (apic/soepi/mp)
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