APIC – Dossier
Une grande fête de la vie
Denver, 6août(APIC) Denver, capitale du Colorado, en plein coeur des
Etats-Unis, a été choisie pour accueillir cette année la 8e Journée
mondiale de la Jeunesse. Le pape Jean Paul II, qui veut faire de cette
rencontre une grande fête de la vie, appellera le 15 août les quelque
500’000 jeunes présents à être au premier rang dans la lutte pour la
défense de la vie.
A l’inverse de St-Jacques de Compostelle en 1989 et de Czestochowa en
1991 lieux de pèlerinage séculaires de l’ancienne chrétienté, Denver est
une ville typique du Nouveau Monde où les catholiques sont minoritaires
avec 14% de la population. Ville jeune puisque le tiers des 2’300’000 habitants a entre 15 et 35 ans. Ville symbole aussi de la réussite commerciale
américaine née de la ruée vers l’or du XIXe siècle.
Au coeur des Etats-Unis, pays symbole du matérialisme néo-libéral, il
s’agit de donner de l’Eglise une image universelle, jeune et enthousiaste.
« Ma plus grande espérance est de faire partie d’une communauté où auront
été éliminées toutes les barrières », témoigne une jeune américaine de 18
ans. Le pape Jean Paul II, fidèle à tous les rendez-vous avec les jeunes,
(Rome 1985, Buenos Aires 1987, St-Jacques de Compostelle 1989 et
Czestochowa 1991) veut faire de cette rencontre une grande « fête de la
vie », dont le thème est tiré de la parabole du Bon pasteur: « Je suis venu
pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance. » (Jn 10,10)
Aujourd’hui comme jamais, relevait Jean Paul II lors de son message du
25 juillet, grâce aux progrès économique et technique la vie n’a été l’objet d’autant d’attentions et de soins. Mais malheureusement persistent le
scandale de la faim, les plaies de la criminalité, de l’alcool, de la drogue, de la guerre. Pour le pape, il s’agit de célébrer la vie face à une
« culture de mort » qui se présente souvent comme la conquête de droits nouveaux, mais qui, de fait, attente à la vie par l’avortement et l’euthanasie
et pousse les jeunes vers les paradis artificiels. « Il n’est pas possible
que la science fasse tant pour sauver la vie et ensuite devienne complice
de sa destruction. »
Cette rencontre se veut aussi ferment d’unité. « Après la Journée
mondiale de la jeunesse, je pourrai sentir que j’appartiens à une grande
famille, une famille de fidèles du monde entier », dit Elisabeth, 18 ans.
Une unité qui transcende les races, les classes sociales ou l’ordre
politique et qui plonge ses racines dans la dignité humaine.
Pour Mgr Michel Dubost, évêque aux armées de France, la joie réside
aussi dans « un rassemblement gratuit, sans lobying, sans volonté de
pouvoir, sans revendication ». Un rassemblement pour dire au monde que « Dieu
est gratuit, qu’il aime chacun gratuitement ».
A Denver, chacun est pèlerin, poursuit Mgr Dubost, « il a rompu avec ses
habitudes. Il a quitté son confort. Au coeur de la foule, il est obligé de
se rencontrer lui et de prendre conscience de l’appel intérieur qui l’a
conduit au centre du Colorado. » « A Denver, l’Eglise proclamera que le
Christ est le sauveur de l’humanité et que le péché et la mort ne sont pas
pour toujours. »
Cinq jours de prière intense
Le programme prévoit cinq jours de prière intense, avec messes, catéchèses et célébrations. La journée de vendredi sera en outre consacrée à la
pénitence. Les jeunes sont appelés à réduire le repas de midi au pain et à
l’eau et à offrir la différence pour un hôpital du Zaïre. Un itinéraire
spirituel jalonne églament la ville. L’église Ste-Elisabeth de Hongrie accueillera le livre de la Parole et la croix de l’année sainte. A l’église
du St-Esprit le Saint-Sacrement sera exposé en permanence. Enfin à la cathédrale, édifice néo-gothique consacré en 1912 et dédié à l’Immaculée Conception, les jeunes pourront se reccueillir devant l’icône de Notre Dame du
Nouvel Avènement. Le Musée historique de la ville présente pour sa part une
vaste exposition intitulée: « Deux mille ans: art et culture au Vatican et
en Italie ».
Les rencontres des jeunes avec le pape sont prévues le jeudi après-midi
après son arrivée à Denver, le samedi soir pour une veillée de prière et le
dimanche pour la messe solennelle de la fête de l’Assomption de la Vierge.
Les intervenants de langue française seront le cardinal-archevêque de
Paris, Mgr Jean-Marie Lustiger, les cardinaux Roger Etchegaray et Bernardin
Gantin, de la curie romaine, Mgr Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, Mgr Béchara Raï, évêque maronite libanais et Mgr Joachim Ruhuma, archevêque de Gitega au Burundi. Quant à Mgr Martin Gächter, évêque auxiliaire de Bâle, il prendra la parole en allemand le 14 août. Quelque 300 jeunes
suisses participeront à cette rencontre. (apic/mp)
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