de « Foi et Constitution » à Saint-Jacques de Compostelle
Revenir ensemble au Symbole de foi de Nicée-Constantinople
Saint-Jacques de Compostelle, 5août(APIC) Au début de la 5e Conférence
mondiale de « Foi et Constitution », réunie du 3 au 14 août à Saint-Jacques
de de Compostelle, Mary Tanner, présidente, a tenu a exprimer l’esprit de
la démarche de la Commission de Foi et Constitution depuis qu’elle s’est
engagée, il y a maintenant plus de 80 ans, dans le combat pour l’unité des
Eglises. Elle l’a fait dans une expression lapidaire: « Nous ne faisons que
rechercher ce qui est nécessaire et suffisant ».
Alors que le monde connaît aujourd’hui une période de bouleversements
sans précédent, poursuit Mary Tanner, « que l’oecuménisme – du moins l’oecuménisme officiel – traverse une période difficile, Foi et Constitution propose aux Eglises un retour aux sources et dit sa conviction que l’étude du
symbole de Nicée-Constantinople, confessée il y a 16 siècles, leur permettra de redécouvrir ensemble leur fond commun, la foi apostolique ».
« Cette cinquième Conférence mondiale sera l’occasion de rappeler un des
voeux de la dernière Assemblée du Conseil oecuménique des Eglises (COE) qui
appelait à une re-connaissance de la foi apostolique formulée par l’ancien
Symbole. Le document « Confesser la foi commune » se veut l’instrument mis à
la disposition des Eglises pour vivre cette transition . Il vise à aider
les Eglises à prendre ou à reprendre conscience de leur foi apostolique
commune, précisément celle confessée en 381 par le Symbole de Nicée-Constantinople », conclut la présidente de l’Assemblée.
Un autre document important sera « représenté » au cours de la 5e Conférence de Saint-Jacques de Compostelle, Il s’agit du « BEM » (Baptême, Eucharistie et Ministère) dont le bilan est mitigé puisque, bien qu’il ait servi
de référence historique à bien des accords – on pense en particulier aux
accords de Meissen en Europe ou à l’accord entre anglicans et luthériens
aux Etats-Unis – il n’en demeure par moins que la Commission juge indispensable de réitérer aux Eglises les appels à progresser dans la reconnaissance mutuelle du baptème, de l’eucharistie et des ministères. En conséquence
à prendre beaucoup plus au sérieux les recommandations du BEM et de les
mettre en pratique.
Cette recherche obstinée d’une communion de foi et de vie n’aurait pas
de sens si elle n’impliquait, en même temps, un témoignage commun. Le troisième document présenté par Foi et Constitution s’intitule: « L’unité de
l’Eglise et l’unité du monde ». Etablir la communion entre les Eglises passe
en effet par le renouveau de la communauté humaine tout entière. (apic/comba)
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