Vilnius: Le pape rencontre le corps diplomatique (050993)
Vilnius, 5septembre(APIC) Le pape Jean Paul II a demandé à la communauté
internationale, lors de sa rencontre avec le corps diplomatique dimanche à
Vilnius, capitale de la Lituanie, d’aider par le biais d’une coopération
économique et technique les anciens pays communistes d’Europe centrale et
orientale. Il a aussi engagé les Lituaniens à trouver des solutions à
l’amiable pour régler le sort des minorités nationales présentes sur leur
sol. Les russophones et les Polonais forment en effet ensemble près de 20 %
de la population vivant en Lituanie et sont inquiets pour leur sort.
Rappelant l’aide massive que l’Europe a reçue après la deuxième guerre
mondiale et qui a largement contribué à son bien-être actuel, le pape Jean
Paul II a estimé que la communauté internationale a «le devoir de favoriser
chez les nations qui sortent d’un régime totalitaire une vie démocratique
qui réponde aux aspirations légitimes des personnes et des peuples à se
gouverner soi-même». L’exercice de la démocratie exige un apprentissage
long et patient et une maturation qui ont besoin de l’appui de pays qui vivent depuis longtemps en démocratie, a-t-il poursuivi.
Le fait que le pape ait pu rencontrer durant cette visite pastorale les
autorités et le peuple lituaniens est, aux yeux du Souverain pontife, le
signe évident qu’une page de l’histoire dramatique de cette région a été
tournée: désormais l’Europe n’est plus divisée radicalement par des idéologies opposées, elle est engagée sur la voie de la coopération entre les
peuples».
Immigration: le dialogue est indispensable
A propos du nouvel ordre mondial, le pape a relevé qu’»il n’est pas réalisable sans le respect des valeurs premières de la justice, de la paix et
de la dignité de la personne humaine». Abordant le problème de l’immigration, le pape a constaté qu’elle a pris une ampleur jusqu’ici inconnue: «le
dialogue international devient alors indispensable, pour que chacun puisse
trouver une terre où s’établir, être autosuffisant et nourrir les siens».
Et Jean Paul II de souligner l’anachronisme, à une époque d’interdépendance, «des anciennes politiques impérialistes et des vieux fanatismes ethniques, idéologiques et religieux». A une époque qui condamne partout la
guerre, y compris la guerre économique et commerciale, pour le pape, seuls
le dialogue et la négociation demeurent des comportements dignes de l’homme
pour résoudre des questions de fond sur le passage d’une condition d’occupation étrangère à un statut d’indépendance nationale pleine et de reconnaissance réciproque, sur la distribution des richesses d’une région, sur
la circulation des personnes et des biens, sur la solution juste des problèmes des minorités ethniques, culturelles et religieuses.
Garantir les droits de l’homme à la minorité russe
Jean Paul II a alors parlé explicitement de la minorité russe «qui demande de jouir des droits de l’homme dans son pays de résidence», souhaitant que l’on puisse trouver des formules pour une entente à l’amiable entre tous ceux qui habitent le même territoire, sans un esprit de revanche
et sans céder à la tentation de la violence. (apic/sv/be)
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