Clonage d’embryons humains: (261093)

« Intrinsèquement pervers », dénonce « L’Osservatore Romano »

Rome, 26octobre(APIC) Le clonage d’embryons humains est un « choix

pervers », dénonce « L’Osservatore Romano », sous la plume du Père franciscain

Gino Concetti, à la suite d’un clonage d’embryons humains réalisé aux

Etats-Unis, au Centre sur la Fécondité de l’Université George Washington.

La technique du clonage permet d’obtenir des jumeaux génétiquement identiques. On l’utilise pour reproduire des plantes ou des animaux dont tel ou

tel caractère est particulièrement prisé. Le clonage a suscité des objections chez les moralistes, car il menace la diversité génétique des espèces

vivantes.

Pour le Père Gino Concetti, moraliste franciscain, le professeur Robert

Stillman, auteur de la dernière expérimentation par clonage aux Etats-Unis,

a « outrepassé toute barrière légale en déchirant de toute évidence le code

déontologique qui règle les expérimentations médicales ». Aucune finalité

« ne peut justifier un choix intrinsèquement pervers », ajoute le chroniqueur, car, « vouloir garantir des enfants aux couples qui ne peuvent en

avoir de façon naturelle ne suffit pas à justifier un processus que la

conscience humaine rejette parce que contraire à la dignité de la personne

humaine.

Le moraliste dit aussi son horreur devant le projet d’utiliser les clones pour des transformations d’organes ou pour « programmer des enfants

(…) dont les caractères psychiques et somatiques sont déjà connus ».

Pour le Père Concetti, « les manipulations génétiques sont sans nul doute

une science qui peut bénéficier au genre humain », mais pour autant qu’elles

soient humaines, c’est-à-dire qu’elles soient toujours au service de la

personne humaine « pour en améliorer la qualité de la vie, par l’élimination

des tares héréditaires ou d’autres affections. Lorsqu’elles vont au-delà de

ces limites rigoureuses (…), elles deviennent un instrument pervers, elles ne peuvent plus être ni acceptées ni permises ».

Le moraliste souligne enfin que « les Etats ont le devoir d’édicter des

normes claires (…) pour décourager ceux qui s’engagent sans scrupule dans

un tunnel fou ou veulent bâtir une histoire de l’horreur pour humilier et

offenser le genre humain tout entier ». La Communauté européenne, rappellet-il, a un code qui interdit ce genre d’expérimentation. (apic/sv/pr)

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