Engagement accru dans la question de l’asile

Berne: Assemblée générale de la FEPS (261093)

Berne, 26octobre(APIC) Alors que le Conseil fédéral met en chantier une

nouvelle révision de la Loi sur l’asile et de la Loi sur le séjour et

l’établissement des étrangers, l’Assemblée des délégués de la Fédération

des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), qui s’est tenue lundi 25 octobre

à Berne, a adopté une motion du Conseil synodal de l’Eglise évangélique réformée du canton de Vaud. Par cette motion, les délégués demandent de tout

mettre en oeuvre pour demeurer attentif aux débats engagés, et pour veiller

à ce que restent ouvertes des voies de droit pour toutes les situations de

détresse ne relevant pas de la procédure d’asile.

Les délégués chargent en outre le Conseil de la FEPS d’intervenir, le

cas échéant, auprès des instances concernées et d’entente avec les autres

Eglises de Suisse, sur des points d’éthique fondamentaux concernant le respect de la personne humaine.

Comme l’a souligné le pasteur Marcel Piguet, conseiller synodal vaudois,

la motion se situe dans la ligne des «Mémorandum – Aux côtés des réfugiés»

de 1985, 1987 et 1989, par lesquels les Eglises de Suisse ont déjà fait entendre les exigences de l’Evangile. Les motionnaires estiment qu’il est important de poursuivre cette vigilance à l’occasion de la refonte de la Loi

sur l’asile. Ils craignent que le développement du chômage ne crée des conditions psychologiques et politiques tendant à limiter encore le droit accordé à ceux qui demandent la protection de la Suisse.

Les motionnaires considèrent en outre qu’il est particulièrement important qu’à côté de la procédure d’asile soient maintenues des voies de droit

pour des cas de détresse personnelle. Si la notion de «permis humanitaire»,

actuellement applicable à ces situations devait ne plus exister en terme de

loi, le sort de tous les requérants serait livré à la seule procédure

d’asile.

Au nom du Conseil synodal, Mme J. Schneiter-Britt a soutenu la motion

vaudoise et demandé à l’Assemblée de la transformer en postulat: «Par cette

proposition, vous nous rappelez que l’Eglise a pour mission de soutenir les

plus faibles.» Elle a également salué l’attitude des Eglises Jura-Berne

dans l’affaire des réfugiés du Kosovo comme «un exemple d’engagement concret de l’Eglise». Suivant l’avis de Mme Schneiter, les délégués ont transmis sans opposition le postulat au Conseil.

La FEPS devra faire des économies

Le Conseil a présenté à l’Assemblée le budget 1994 de la FEPS sous une

forme renouvelée, de manière à ce que les chiffres reflètent les structures

nouvellement créées. Malgré des efforts d’économies, les dépenses dépasseront encore les recettes de 20 000 francs en 1994, pour un total des charges de 5’500’600 francs. Ce budget a été adopté par l’Assemblée, malgré

trois oppositions, dont celle de l’Eglise neuchâteloise qui connaît une situation financière dramatique et qui a décidé de «geler» ses contributions

à tous les organismes auxquels elle participe. Au nom de l’Eglise nationale

de Genève, qui connaît également de grandes difficultés financières, M. Winiger a par ailleurs demandé au Conseil de poursuivre ses efforts d’économie.

Réorganisation de la FEPS

L’Assemblée des délégués a encore adopté un certain nombre de nouveaux

articles de règlement, entérinant la réorganisation de la FEPS acceptée

dans son principe lors de la session d’été en juin dernier. Rappelons qu’il

s’agissait de répartir différemment le travail effectué jusqu’ici par 7 départements. Depuis le 1er août 1993, ces tâches sont concentrées en 4 sections: Oecuménisme et relations extérieures; Théologie et diaconie; Ethique

sociale, droit et migration; Administration. Le but de cette réorganisation

est d’améliorer la collaboration afin de décharger un peu les membres du

Conseil. La coordination est désormais assurée par une «Conférence des cadres» dirigée par le président de la FEPS. (apic/spp/pr)

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