Fribourg: Caritas a 50 ans (131093)
Fribourg, 13 octobre(APIC) Caritas-Fribourg a 50 ans. Un anniversaire fêté mardi sans grands discours ni flons-flons, mais placé sous le signe de
la réflexion sur l’avenir. Créée en 1943 pour prendre la succesion du Bureau de Charité actif depuis 1919, l’oeuvre d’entraide catholique a toujours su faire face aux nouvelles situations. Aujourd’hui le chômage et les
nouvelles pauvretés posent de nouveaux défis aux 24 collaborateurs et à
leur directeur Max Hayoz. La partie festive aura lieu le samedi 23 octobre
avec une messe suivie d’une rencontre fraternelle à la paroisse du ChristRoi à Fribourg.
Les participants ont été invités à engager le dialogue sur ce qui doit
rester une priorité pour les communautés catholiques, le service des pauvres ou diaconie. André Dupasquier, président de Caritas-Fribourg, a rappelé la variété des engagements: service social polyvalent, service social
des réfugiés, service de désendettement, service juridique, travail à domicile, Caritout (devenu aujourd’hui une structure indépendante sous le nom
de Coup d’pouce), boutique Fairness (artisanat du tiers monde), consultations pour requérants d’asile ou encore accompagnement des mourants.
Au sein de divers ateliers, les invités ont pu réfléchir sur les difficultés de l’aide sociale actuelle. La pauvreté est en effet en constante
évolution avec la crise économique, l’augmentation du chômage, la multiplication des familles monoparentales, l’instabilité professionnelle, l’explosion des coûts de la santé, etc. On s’est par exemple interrogé sur les
moyens de vivre avec le minimum vital. Un autre carrefour s’est penché sur
la question de l’aide sociale dans les petites communes au moment de la mise en vigueur d’une nouvelle loi qui prévoit la création d’organes régionaux.
Un magasin alimentaire pour personnes défavorisées
La principale nouveauté pour Caritas sera dès janvier prochain l’ouverture d’un magasin alimentaire pour personnes défavorisées. Grâce aux marchandises cédées par les grands distributeurs, on pourra offrir à bas prix
des produits alimentaires à des personnes ou des familles à la limite du
minimum vital. Les quelques dizaines de francs épargnés pendant un mois
grâce à cette offre pourront être investis pour d’autres besoins, habillement, chaussures, dépenses imprévues ou loisirs.
Nous voulons à tout prix éviter de créér une marginalisation ou un ghetto supplémentaire, se défend Caritas. Il s’agit plutôt de permettre à des
personnes de passer du statut de demandeur d’aide à celui de client libre
de ses choix. Les expériences tentées à Bâle, Berne et Lucerne sont positives. Pas question non plus de faire une concurrence déloyale au petit commerce, l’accès à ce magasin devra donc être limité aux personnes dans le
besoin. Au moyen d’une carte, mais sans contrôle tatillon du budget, et
surtout indépendamment d’autres aides fournies par Caritas ou d’autres services sociaux.(apic/mp)
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