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Sous le signe de la simplicité et du service
Fribourg, 10octobre(APIC) C’est sous le signe de la simplicité et du service que Mgr Pierre Mamie, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg a choisi
de fêter les 25 ans de son ordination épiscopale. Comme le serviteur inutile pour un service indispensable, dira-t-il lui-même. La cathédrale était
pleine dimanche après midi pour rendre grâce pour la tâche accomplie et
pour regarder vers l’avenir avec l’ordination de trois diacres pour le diocèse. La cérémonie, sobre et recceuillie, a été simplement chantée par la
foule, en français en allemand et en latin.
Quatre évêques autour de Mgr Mamie pour participer à ce jubilé, Mgr
Karl-Josef Rauber, nonce apostolique en Suisse, «qui représente ma première
famille l’Eglise catholique»; Mgr Othmar Mäder, évêque de St-Gall " qui
partage mes joies et mes peines au sein de la Conférence des évêques suisses»; Mgr Gabriel Bullet et Mgr Amédée Grab, de la famille du diocèse. Une
soixantaine de prêtres, de nombreux religieux et religieuses et surtout des
centaines de laïcs avaient fait le déplacement pour exprimer leur confiance
dans un Dieu «venu non pour être servi mais pour servir» comme le dit
l’évangile.
L’ordination de trois trois nouveaux diacres, Beat Marchon, Luigi Griffa
et Michel Lapeyre, a parfaitement concrétisé l’élan nouveau dans la recherche de la vérité et de la miséricorde. Moments intenses de l’engagement au
célibat, de l’imposition des mains de l’évêque puis de la réception de
l’étole et de l’Evangile.
Dans son homélie, Mgr Gabriel Bullet n’a pas manqué de faire le
rapprochement entre le service des diacres, et celui de l’évêque. «C’est
bien dans cet esprit que vous avez choisi comme devise épiscopale ’Veritas
et misericordia’.» «N’est-ce pas là la tension que l’on perçoit dans
l’Eglise d’aujourd’hui? (…) Faire dialoguer la vérité et la miséricorde
n’est-ce pas la tâche de l’Eglise aujourd’hui dans un monde qui relativise
toute vérité et qui tend à identifier l’amour aux mouvements impétueux et
irrationnels de la sensibilité?» interroge Mgr Bullet. Et de citer encore
Jean Paul II: «Tout ministère dans l’Eglise ne confère pas un supplément de
dignité, mais une habilitation spéciale et complémentaire au service.»
A coté des mercis et de la reconnaissance, Mgr Mamie n’omet pas de
demander pardon «à ceux que j’ai pu peiné sans le savoir ou sans le
vouloir, à ceux qui n’ont pas reçu tout ce qu’ils attendaient de moi.» Lui
qui a toujours voulu être non pas un écran qui cache le ciel, mais une
lucarne qui ouvre sur lui. (apic/mp)
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